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Ecole de Dégustation de vins
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Jean-Baptiste Sénat (Minervois) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 Domaine Jean-Baptiste Sénat

présenté par Jean-Baptiste Sénat

 

 

Grains Nobles le jeudi 21 janvier 2010

 

Charlotte et Jean-Baptiste Sénat possèdent une propriété vinicole, dans le vignoble méditerranéen, à Trausse Minervois, sur les premiers contreforts sud de la Montagne Noire, dans l'Aude.

Le vignoble est situé à l'intérieur du triangle constitué par Carcassonne, Narbonne et Béziers ; il est soumis à la fois aux influences atlantiques et méditerranéennes.

De 25 ha en 1996 lors du rachat, il s'est progressivement réduit à 15 ha, taille actuelle, dans une recherche d'homogénéisation, avec un parcellaire très varié, composé de terrasses argilo-calcaires, de garrigue sur silice et de quelques zones de schistes. Les Sénat n'excluent pas de racheter quelques vieilles vignes qui seraient disponibles.

 

Coopérateur lors de ses débuts, Jean-Baptiste a rapidement  développé la mise en bouteille. A partir du millésime 2000, il a abandonné une vinification un peu démonstrative -recherche d'extraction notamment- pour produire des  vins plus fins, moins extraits, voire infusés.

Levures indigènes, peu de soufre - 25 à 30 mg de SO2 total pour les derniers millésimes - ,  mise en bouteille sans collage, ni filtration, tels sont des principes adoptés au domaine.

Les vignes peuvent être très âgées pour certaines (plantations de 1902) ou plus jeunes (1980 à 1995). Elles sont plantées « large », c'est-à-dire que les rangs sont assez espacés.

Les sols sont travaillés et domaine a été converti à l'agriculture biologique (certification Ecocert).

Le mode de taille a également évolué pour aboutir à des tailles courtes, principalement en gobelet à port retombant.

Les vendanges sont manuelles en caissettes de 20 kg avec un tri à la vendange.

Près de trois « équivalents temps plein » travaillent à la vigne.

 

Différentes cuvées sont produites en AOC Minervois et en vin de pays avec du merlot. Leur composition et leur mode d'élevage peuvent varier d'une année sur l'autre.

 

 

La dégustation :

 

Il a été décidé de privilégier les mini verticales pour chaque vin, à l'exception d'un comparatif des trois vins sur le millésime 2008 et de la dégustation d'un 2009 en élevage. Les vins ont été servis plutôt frais, ce que recommande le vigneron.

 

Mais où est donc Ornicar 2009 (élevage cuve avant la mise en bouteille prévue pour le février 2009)

Assemblage à dominante grenache et cinsault avec un peu de carignan, de mourvèdre et de syrah. Vendange non égrappée pour cette cuvée.

La vinification n'a pas toujours été simple en 2009, richesse des moûts, fermentation malolactique précoce et acidité plutôt basse. Pour cet échantillon, encore du gaz - ce qui est bien normal -, un beau fruit frais, de la friandise et de la profondeur. Il faudra sans doute boire jeune ce vin gourmand.

 

Ornicar 2008 (élevage cuve puis 3 mois en barriques de plusieurs vins) :

Composé de grenache, carignan et mourvèdre. A noter que l'assemblage de cette cuvée - comme d'ailleurs des autres vins du domaine -  peut varier selon les années.

De la tension - rehaussée par une touche de gaz - avec une certaine salinité et une amertume évoquant le cacao. Les tanins assez présents ont laissé progressivement à la place à une sensation de profondeur.

 

La Nine 2008

Cette cuvée issue de sols plus méditerranéens provient d'un assemblage de terroirs et de cépages avec grenache, carignan, mourvèdre et un peu de syrah aux proportions variables. Elevage en fûts de 4 à 6 ans ou parfois en cuve.

En 2008, dominante de carignan.

Le vin s'est montré élégant, avec un élevage judicieux qui a progressivement laissé s'exprimer le fruit (noyaux). En bouche, un côté fringuant, presque vif mais une finale un peu serrée qui incite à attendre.

 

Bois des merveilles 2008 (avant une mise prochaine) :

Cette cuvée est issue partiellement de 3,5 ha de vieilles vignes situées sur des sols d'érosion calcaire, donc de calcaire décomposé. Elle est composée de carignan, grenache et mourvèdre.

En 2008, une dominante de carignan et un élevage présent sans être dominant, accompagné de fruits noirs (mure, myrtille).  En bouche, une trame resserrée avec des fruits à l'alcool et une amertume chocolatée. Du potentiel ...

 

Ornicar 2007 :

Ce millésime, sans excès de canicule, a bien convenu à Jean-Baptiste Sénat qui apprécie moyennement les millésimes trop chauds ou trop riches. Après une courte phase de réduction, la belle maturité du fruit est apparue et l'équilibre entre l'alcool, l'acidité et les tanins a été apprécié. De plus, l'aération lui a apporté de la suavité. Finale sur des épices et des notes de garrigue

 

Ornicar 2005 :

Forte proportion de grenache avec un peu de mourvèdre.

Le vin s'est montré refermé, presque enserré  dans une gangue de puissance. Après aération sont apparues au nez des notes de cassis, de menthe, comme si le vin « pinotait. Par contre la bouche a eu du mal à se départir d'une certains tension et de tanins bien présents (fève de cacao). Il faut sans doute attendre encore ce vin et le servir après un petit carafage.

 

Ornicar 2004 :

Composé principalement de grenache et mourvèdre.

La bouteille n'était pas totalement nette avec une impression de poussière de liège. Au nez, des touches de café, de caramel  et une bouche un peu sèche avec des fruits à l'alcool et des pruneaux à l'eau de vie. A revoir ...

 

La Nine 2006 :

Base de carignan et de grenache pour ce vin élégant, au boisé intégré, avec des notes poudrées, grillées et fumées. En bouche, des influences océaniques avec des notes salines - anchois - et de la minéralité avec des sensations ferrugineuses, graphitées et épicées, presque  comme s'il y avait un sol de graves. Bref, un équilibre original et élégant.

 

La Nine 2004 :

Toujours ces traces de fumées et une sensation de plénitude au nez avec des arômes assez fins où les fruits rouges sont discrètement présents. Par contre, la bouche est apparue un peu dissociée du nez avec plus de rugosité, mais également de la sapidité. Finale fraîche, bien que légèrement sèche, sur des amers élégants.

 

Bois des Merveilles 2007 :

Grenache, carignan et mourvèdre ici.

Le vin, encore jeune, présente des arômes lactiques, crémeux, avec des notes de fumée et de légère surmaturité (figues). En bouche, une belle combinaison de puissance retenue, de tanins bien enrobés, gras et de fruits (fraises écrasées). Décidément, 2007 est bien réussi au domaine !

 

Bois des Merveilles 2006 :

Principalement grenache et mourvèdre pour cette année avec toujours ces notes fumées et une impression  de liqueur sèche -porto - , du cacao, des notes florales et une sensation d'acidité volatile un peu plus élevée. En bouche, de la tension, voire une certaine violence avec une pointe de sécheresse et un élevage un peu insistant. Attendre ...

 

Bois des Merveilles 2001 :

Grenache et mourvèdre.
Un vin plus évolué, avec une oxydation ménagée, des notes de rancio sudistes - voire ibériques -, des arômes floraux et du caramel. La structure du vin a semblé elle aussi évoluée, avec une bouche moins précise, presque  fluide sur du chocolat au lait, du chocolat blanc. Une rétro-olfaction florale a signé ce vin que l'aération a retendu quelque peu.

 

Bois des Merveilles 1998 :

Cette bouteille ne s'est pas bien goûtée avec des notes vertes - café vert, noyau - et légèrement herbacées, quasi  végétales, sans que la matière puisse reprendre le dessus. La finale s'est montré terrienne, austère et giboyeuse.

 

Bois des Merveilles 1996 :

Belle surprise pour cette première vinification de Jean-Baptiste. Le vin a gardé beaucoup de fraîcheur - millésime oblige - avec des arômes tertiaires, de la finesse, de la sapidité. La finale élégante sur des fruits et des fleurs en voie de décomposition a seulement été perturbée par une petite pointe de dureté, mémoire du soufre diraient certains ...

 

Enclos de l'Ane 1999

100% grenache pour ce vin élevé 24 mois en vieux fûts.

Au nez, des notes boisées, de la figue, un côté floral, des grenaches qui pinotent ici aussi ! La bouche s'est présentée suave et vive à la fois avec des tanins plutôt doux, pouvant s'apparenter tactilement à du velours. Seule une finale manquant d'amplitude a pénalisé ce vin

 

 

Rétrospective intéressante qui nous a permis de remonter dans le temps, depuis l'époque où Jean-Baptiste Sénat a commencé jusqu'aux derniers millésimes en élevage. Il est toujours instructif de voir comment un vigneron a évolué sur près de 15 ans !

 

C-R : Yaïr Tabor

 
 
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