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Ecole de Dégustation de vins
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Albert Boxler (Alsace) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Domaine Albert Boxler (Alsace) avec Jean Boxler

 

 

le lundi 8 février 2010

 

 

Cette petite exploitation familiale de 13ha située à Niedermorschwihr - 10 km à l'ouest de Colmar - date de 1673. Depuis 1946 les vignes sont regroupées et mises en bouteilles sous le nom d'Albert Boxler et Jean, son petit-fils, est aux commandes depuis 1995. La production annuelle moyenne est de 65.000 bouteilles.

 

La famille possède 4 ha des 18 que comprend le Sommerberg, grand cru très pentu au fort dénivelé. Elle possède également des vignes sur le grand cru Brand - commune de Turckheim - et sur d'autres parcelles limitrophes des grands crus. L'encépagement du domaine se répartit comme suit : 40% de riesling, 20% de pinot gris, 20% de gewürztraminer, le reste étant constitué de cépages divers.

 

Le Sommerberg, puisque la dégustation de ce soir porte presque exclusivement sur ce cru, est situé entre les communes de Ammerschwihr et de Turckheim sur des arènes granitiques ; son nom signifie colline de l'été et il est exploité en coteaux et en terrasses.

 

Les vignes plantées entre 6 et 8000 pieds/ha sont travaillées au chenillard quand c'est possible ou à la main. Elles ne sont pas enherbées car les sols sont trop pauvres et la concurrence de l'herbe n'est pas souhaitée.

Le domaine pratique une agriculture de type biologique - sans label - depuis 2003 ; les vignes ont la chance de n'avoir jamais connue d'engrais ni d'azote. Les raisins sont issus de sélections massales et clonales, selon les parcelles et l'âge des vignes. Ils sont triés à la vigne et à la cuve.

 

La fermentation s'effectue généralement en levures indigènes - sauf incident - et la malolactique n'est pas recherchée. Les pressurage sur raisins entiers sont lents et le débourbage qui suit n'est pas très poussé. Le vin fermente en foudres.

 

Les doses de soufre total sont assez faibles pour la région (80 mg/l) avec 20 mg de soufre libre à la mise en bouteille.

 

 

La dégustation :

 

Riesling 2008

Provient d'un assemblage d'une parcelle en grand cru et de très jeune vignes (6 à 7 ans) limitrophes.

Le millésime 2008 se caractérise par des niveaux d'acidité élevés et une maturation lente et tardive. Les vendanges, effectuées en octobre, ont été étalées sur 3 semaines

Ce vin a présenté un profil aromatique sur des agrumes et des notes fumées.

En bouche, du perlant, de la fraîcheur avec des notes citriques, une assez belle amertume. En finale, l'acidité ressort et doit un peu se fondre.

 

Riesling Grand cru Sommerberg « JV » 2008

Issu des jeunes vignes du Sommerberg, situées en bas du coteau non loin des vieilles vignes, la 1ère cuvée de ce vin date de 1996. A note qu'il y a une semaine de décalage de maturité entre les vignes du bas du coteau et celles situées en haut.

Nez assez fermé, mentholé et fin. La bouche s'est montrée plus fine et expressive avec des notes de poudre de riz, une acidité moins agressive et, ensuite, le profil aromatique s'est élargi vers des fruits blancs et des amers assez puissants

 

Riesling Grand cru Sommerberg 2008

Vignes en milieu de coteau

Ici aussi un nez réservé, sur des agrumes, avec des notes de mandarine confite. La bouche est concentrée, avec des sensations de peaux de raisins, combinant une sucrosité plus présente et de la tension « minérale », mais la finale un peu sèche, avec un retour de notes citriques, traduit sans doute l'acidité du millésime.

 

Riesling Grand cru Sommerberg « E » 2008

Les vignes sont localisées sur le lieu-dit Eckberg (haut du coteau), d'où le « E » de la cuvée

Plus de minéralité au nez, avec un côté « eau de roche », des touches presque florales et une pointe de gousse de vanille.

Une certaine violence en bouche avec des amers puissants, des notes de quinquina, d'écorce d'orange, le tout tendu par un gaz carbonique et une acidité assez présents.

 

Riesling Grand cru Sommerberg « D » 2008  

Fait avec les vieilles vignes - plus de 60 ans - de la parcelle Dudenstein située en bas de coteau.

Profil de vin très différent car certains raisins ont été botryrisés. Le vin s'est donc présenté plus enrobé, avec du gras, du miel, une amertume différente, dans un bel équilibre entre matière et acidité ; la finale a semblé plus terrienne comme si de l'oxyde de fer était mélangé au socle granitique, ce qui n'est pas le cas.

 

Riesling Grand cru Brand « K » 2008

Vignes de 65 ans sur Kirschberg, assez tardives.

Un nez floral, sur des oranges, de la fleur d'oranger, à la fois en sur-maturité et en pureté. La bouche présente une sucrosité intégrée dans un ensemble un peu oriental, avec des touches de curry et de safran. On ne ressent pratiquement pas les 15 g de sucres résiduels. Le style est cependant très différent de celui des vins du Sommerberg.

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « E » 2007

Nez légèrement réduit et terpénique qui s'affine progressivement.

Bouche tendue mais moins précise et pure que celle du 2008, avec des amers un peu plus lourds. La finale présente des notes de dragées, de confiserie.

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « D » 2007 (demi-sec)

Presque une VT avec 20 g/l de sucre résiduel.

Le nez n'est pas encore très défini, avec du botrytis se traduisant par des arômes de coing, de peaux de fruits et de fruits un peu évolués. En bouche, la douceur domine - trop à ce stade - mais la présence de gaz carbonique équilibre cependant le vin. Finale presque fluide et encore peu précise.

 

Riesling Grand cru Sommerberg « E » 2005

Environ 8 g/l de sucre résiduel

De nouveau une pointe de réduction qui cède pour donner place à des arômes pétrolés assez puissants. La bouche est large, pleine, mûre, démonstrative, presque tannique, avec des arômes de botrytis et une acidité « intériorisée ». Longue garde prévisible ...

 

Riesling Grand cru Sommerberg « E » VT 2005

Près de 60g/l de sucre résiduel avec du passerillage.

Complexité au nez avec des senteurs de confit, de nougatine, d'hydrocarbures. En bouche, une belle acidité et de la tension produite par le gaz, avec de l'alcool de mirabelle, du confit, le tout dans un ensemble frais et fruité. Belle longueur.

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « D » 2005  (VT)

Environ 50g/l de sucre résiduel

Un botrytis assez pur, presque délicat avec de l'abricot confit et une bouche fine, tendue, saline dont la finale évoque un biscuit salé / sucré. Belle bouteille !

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « E » 2004

Ce millésime est globalement moins concentré que le précédent.

Nez complexe sur les écorces d'agrumes, les peaux de fruits avec quelques touches pétrolées.

La bouche est vive, tendue, avec un alcool présent mais elle offre moins de précision que dans les millésimes précédemment goûtés. On constate même une certaine fluidité en finale, due - sans doute - à une matière moins mûre.

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « D » 2004 (VT)

Une pointe de réduction, puis des arômes de pâtisserie, de caramel. En bouche, une sucrosité et un alcool importants déséquilibrent quelque peu le vin. L'acidité est en retrait et les amers sont peu complexes. Attendre ?

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « E » 2002

Millésime complexe avec des départs de pourriture grise, comme en 2006.

Nez poudré sur la mandarine avec quelques notes d'hydrocarbures. Bouche tendue, vive, minérale, longue et saline. Finale sur l'amertume et les peaux de fruits. Peut déjà se consommer.

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « D » 2002  (demi-sec)

Nez fumé, grillé un peu brouillon !

L'acidité, semblant plus basse et placée en fin de bouche, s'est combinée à des épices, du curry et des notes salines. Les sucres sont bien intégrés. Un certain style ...

 

Riesling Grand cru Sommerberg « E » 1995

Cuvée entièrement botrytisée.

De la pureté au nez avec une belle combinaison de confit, de miel et de levure de boulanger. Complexité également en bouche avec une sucrosité et une acidité équilibrées, toujours des notes salines et un début d'oxydation ménagée, évoqué par de la pommes au four. Le style semble différent des vins plus récents ou est-ce du à l'évolution du vin ?

 

Riesling Grand cru Sommerberg  « D » 1995 (VT)

Arômes de liqueur de café, de moka avec des notes grillées. En bouche, une acidité importante, une fraîcheur saline, une rétro-olfaction sur les notes de café et de moka perçues au nez. La finale semble adoucie et apaisée et la rétro-olfaction apporte des touches de pâtisserie.

 

Riesling Grand cru Sommerberg  SGN 2007

Vignes du bas du coteau, correspondant à une cuvée « D », 150 g/l de sucre résiduel et 12° d'alcool acquis.

Nez un peu éthéré, floral, « eau de roche », assez peu typé SGN de prime abord, puis apparition progressive du confit avec de la gelée de fruits. En attaque de bouche une relative discrétion avec moelleux et acidité plutôt en retrait, mais longue finale nettement plus rôtie avec une rétro-olfaction sur de la marmelade d'orange

 

Pinot gris Grand cru Sommerberg  SGN 2008

Vigne en haut de coteau, correspondant à une cuvée « E », 150 g/l de sucre résiduel. 12° d'alcool acquis

Nez pur, fumé, oriental, notes de kumquat. La bouche est tendue, pleine, beaucoup plus démonstrative que celle du vin précédent avec un botrytis « aérien » et une acidité éclatante - étonnant pour un pinot gris mais liée au millésime 2008 - et toujours cette fraîcheur saline.

Le vin se goûte déjà très bien, impressionnant !

 

 

Belle soirée animée par un vigneron passionné et sincère qui nous a permis d'apprendre à connaître  le cru du Sommerberg sous différents angles : âge et emplacement des vignes, niveaux de sucres résiduels et cépages.

 

 

C-R : Yaïr Tabor

 
 
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