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Châteaux Léoville Barton et Langoa Barton (Saint-Julien) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Châteaux Langoa & Léoville Barton (Saint-Julien)

présentés par Michel Sartorius

 

le jeudi 11 mars 2010

 

 

L'appellation Saint-Julien couvre environ 910 ha et comporte assez peu de domaines, dont seulement 11 grands crus classés, sans aucun premier.

Léoville Barton - 45 ha -  fait partie des 5 seconds crus classés alors que Langoa Barton - près de 20 ha - est un troisième cru classé, avec Lagrange.

Ces châteaux appartiennent à la famille Barton depuis 1821 pour Langoa, et 1826 pour Léoville, cette dernière propriété étant issue du grand domaine de Léoville, appartenant à Alexandre de Gascq, qui englobait à l'époque les trois Léoville actuels, Barton, Las Cases et Poyferré.

Depuis 1983, Anthony Barton assure la destinée des châteaux avec sa fille Lilian Barton-Sartorius à ses côtés.

Situés plutôt au nord de l'appellation Saint-Julien, les vignes des châteaux, assez morcelées et entremêlées avec leurs voisins, sont proches de l'estuaire de la Gironde ; elles reposent sur des graves assez dures couvrant un socle plus argileux.

Le cabernet sauvignon domine l'encépagement - avec plus de 70% - surtout à Léoville.

Les méthodes de culture sont traditionnelles - à noter l'absence de vendange en vert - et des essais de vaccination de la vigne sont réalisés afin de dynamiser leurs défenses. Les rendements varient entre 40 et 55 h/ha et, globalement, 400 000 bouteilles sont produites chaque année sur près de 65 ha.

En vinification, beaucoup de classicisme avec un cuvier en bois, et surtout une volonté de ne pas produire des vins sur extraits. Le grand vin est élevé dans 50% de bois neuf et 50% de bois d'un an.

 

Léoville Barton est intégralement commercialisé en primeurs via la place de Bordeaux alors que Langoa Baron et la Réserve de Léoville Barton - le second vin commun aux deux châteaux - sont distribués par la société de négoce familiale dont s'occupe plus particulièrement Michel Sartorius, gendre de Anthony Barton. A remarquer également, la volonté de la famille de continuer à pratiquer une politique de prix de sortie « primeurs » raisonnable, même en millésime bien coté.

 

 

La dégustation :

 

Très classiquement, les vins ont été dégustés par marque et du plus récent au plus ancien.

 

Réserve de Léoville Barton 2007 (environ 80 000 bouteilles) :

Un nez assez ouvert, franc, au boisé intégré ; une bouche traduisant un fruité net, avec de la rondeur, des tanins discrets. Bref, un vin assez bien fait, plutôt simple, d'un abord facile, qui peut déjà se consommer. Bon rapport qualité/prix

 

Réserve de Léoville Barton 2006 (environ 80 000 bouteilles) :

Plus de retenue, de concentration mais également d'amertume dans ce millésime où le vin donne l'impression d'avoir été plus « travaillé ». A l'air, des notes de tabac brun et une petite pointe de sécheresse. Il faut encore attendre.

 

Réserve de Léoville Barton 2005 (environ 20 000 bouteilles) :

Début d'évolution au nez avec des arômes mentholés, du beau végétal et une évolution sur le cèdre. En bouche, de la tension, de la structure avec la présence des tanins - assez suaves -  mais aussi de l'acidité. Fin de bouche saline et déliée.

 

 

Château Langoa Barton 2007 (millésime difficile, avec beaucoup de maladies à la vigne, et tardif) :

Un beau 2007 avec sans doute plus de merlot qu'à l'accoutumée. Au nez, des notes fumées avec un boisé élégant, quasiment intégré, évoluant sur des arômes de boite à cigare. En bouche, du fruit, de la structure, des tanins encore présents mais équilibrés. Presque prêt ...

 

Château Langoa Barton 2005 (grand millésime de longue garde) :

Plus d'intention et de matière dans cette bouteille qui est sans doute en phase de fermeture. Des arômes de torréfaction et de cacao au nez ; en bouche de la profondeur, des fruits mûrs presque cuits, une structure serrée avec du goudron et une finale mentholée. En rétro olfaction,  un peu de bois et des touches sanguines. Du potentiel qu'il faudra attendre ...

 

Château Langoa Barton 2002 (une période de maturation difficile sauvée par un beau mois de septembre) :

On perçoit la difficulté du millésime avec quelques notes de poivron au nez, suivies par du caramel le tout dans un ensemble très classique. Classicisme qui peut également qualifier la bouche, dont la matière est moyennement mûre mais qui présente de la souplesse avec des tanins cependant un peu saillants. Seul reproche, le boisé n'est pas encore fondu.

 

Château Langoa Barton 2000 (beau millésime classique) :

Une certaine élégance au nez - notes fumées et florales, boite à cigare - et une attaque de bouche suave, ronde, presque douce, avec du charme. En fin de bouche, un retour de la structure avec les tanins et l'acidité : peut-être aurait-on sans doute pu aller plus loin dans la recherche de maturité des cabernets sauvignons. Bref, un vin dual avec du potentiel et de la buvabilité.

 

Château Langoa Barton 1998 (millésime chaud et sec, de la pluie au mois de septembre et une belle réussite des merlots):

Un vin plus strict, plus « médocain » que le précédent avec des arômes mentholés mais également des touches de tabac brun et de poivron qui pourraient traduire une maturité pas totalement aboutie. En bouche, une attaque assez serrée avec un côté presque massif qui rendent le vin un peu sévère. Il faut sans doute attendre que l'ensemble s'harmonise ...

 

 

Château Léoville Barton 2006 (les pluies du mois d'octobre ont relativement pénalisé les cabernets sauvignons) :

Un nez réservé avec un beau boisé qui va devoir se fondre. En bouche, de l'élégance, de la finesse, une légère amertume avec une matière moyennement concentrée. La construction du vin est plutôt sophistiquée mais le retour des tanins - et du bois - en fin de bouche incitent à la patience.

 

Château Léoville Barton 2004 (millésime abondant de maturité moyenne) :

Des notes surprenantes - écorces d'oranges, fruits confits - mais pas désagréables, du caramel et une sensation de douceur à l'olfaction. Les senteurs perçues au nez se sont partiellement retrouvées en bouche avec de la souplesse, une certaine fluidité mais de la buvabilité. Seuls des tanins un peu collants pénalisent quelque peu ce vin de gastronomie qui peut être déjà consommé.

 

Château Léoville Barton 2001 (beau millésime classique sous-coté) :

Un nez de Pauillac avec des fruits à noyaux, des arômes de cèdre, de boite à cigare, de cacao.  De la largeur, de la chair, des tanins enrobés et gras pour ce vin équilibré, délié, peu démonstratif qui a plu à tous les dégustateurs présents. A boire et à garder.

 

Château Léoville Barton 1999 (millésime précoce et abondant avec un mois de septembre pluvieux) :

Quelques notes végétales et lactiques pour un nez manquant de précision. On retrouve ce flou en bouche avec une matière un peu fluide, non dénuée d'acidité, mais manquant de précision. Stade d'évolution ingrat ?

 

Château Léoville Barton 1988 :

Ici on change de registre à la fois par l'âge du vin, sa construction, la récente reprise en main du vignoble par Anthony Barton, ce qui fait beaucoup de paramètres  ...

Les arômes tertiaires commencent à apparaître avec surtout des notes de fleurs et d'humus. La bouche est plus difficile d'accès car la matière est mince avec des touches de café, de cuir et des tannins un peu rugueux, mais la finale est aérienne (acidité volatile plus importante ?)

 

 

Belle dégustation de vins réguliers, sans esbroufe, digestes et fins, encore abordables en primeurs pour les amateurs quel que soit le millésime, si l'on s'y prend suffisamment tôt.

 

C-R : Yaïr Tabor

 

 
 
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