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Ecole de Dégustation de vins
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Domaine Gavoty (Provence) avec Roselyne Gavoty Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Domaine Gavoty

(Côtes de Provence)

 

Avec Roselyne Gavoty

 

Grains Nobles le jeudi 3 juin 2010.

 

Ce domaine, appelé également domaine de Campdumy, qui signifie « champs des vendanges » en vieux provençal, est entré dans la famille Gavoty en 1806.

Huit générations se sont succédé. André Gavoty journaliste littéraire à la Revue Des Deux Mondes confia la gestion du domaine en 1960 à son neveu Pierre. Bernard Gavoty, célèbre critique musical au Figaro sous le pseudonyme littéraire de CLARENDON, s'associa alors avec Pierre pour organiser une commercialisation commune des vins des deux exploitations : le Petit et le Grand Campdumy.

En 1997, la   séparation des deux exploitations (vente de la propriété de Bernard) ramène la production à 43 ha, dont 25 en AOC Côtes de Provence, le reste en vin de table ou de pays.

A partir de 1985 Roselyne Gavoty arrive au domaine et donne une nouvelle orientation commerciale .En 2001, elle prend la totalité de l'exploitation en charge, avec l'aide de son mari Hervé qui s'occupe plus particulièrement des aspects viticoles. Elle privilégie la production de vins rosé (70 % à 80 %) avec environ 15 % de blanc et 8 à 15 % de rouge - qu'elle avoue avoir du mal à apprécier dans leur jeunesse.

La production est de 250.000 bouteilles et de 4000 BIB (bag in box)

 

Localisé dans le secteur du Trias, (plateau Triasique), les sols du domaine sont constitués de calcaire, d'argile, et de cailloux. Le relief caillouteux voire pierreux dans certaines parcelles empêche tout travail du sol.

L'ensemble du vignoble est d'un seul tenant. Il se situe en totalité sur la commune de Cabasse, à 15 km à l'est de Brignoles.

D'influence continentale, le climat présente des hivers rudes, des étés chauds avec de fortes amplitudes thermiques

 

Le domaine pratique la lutte raisonnée et les vignes d'âge moyen de 20 à 25 ans proviennent de clones. Les parcelles sont enherbées et les vendanges mécaniques sont effectuées généralement la nuit, entre le 5 et le 20 septembre.

 

Les vins rosés sont issus de macération de vins rouges (saignées) ou, très rarement, de pressurage direct. Le temps de macération dépend du millésime et d'autres paramètres. La vendange est levurée et le moût peut être acidifié selon les conditions.

 

Les vins blancs sont très majoritairement issus de rolle avec des premières greffes provenant historiquement du vignoble de Bellet.

 

Les vins rouges, composés de syrah, cabernet-sauvignon et grenache, bénéficient d'une cuvaison d'une dizaine de jours avec remontages et délestages. La vendange est également levurée et les jus sont vinifiés et élevés par cépage en cuve béton, avant d'être mis en masse tardivement pour l'embouteillage. Plus d'élevage bois depuis 1989 et, depuis 2005, la tendance est d'accroître la proportion de syrah et de pratiquer la micro oxygénation.

 

 

Les vins dégustés :

 

Rosés :

Récital 2009 :

C'est un vin de table à dominante de cinsault avec un peu de grenache, produit à environ 6000 bouteilles. Le vin présente des arômes floraux et élégants, avec une touche de melon ; la bouche possède un bel équilibre entre gras et fraîcheur avec une pointe d'amertume en finale.

 

Cuvée Tradition 2009 :

Ici aussi, base cinsault et grenache mais 50 000 flacons par an et des sols plus calcaires. Nous sommes ici en AOC.

Ce vin a fait preuve de plus de finesse que le précédent avec un nez discret sur les fruits à noyaux, l'abricot. La bouche s'est montrée élégante et tendue. Belle longueur

 

Cuvée  Clarendon 2009 :

Elle est issue d'une sélection des meilleures cuves saignées ou pressées. En 2009, 30 000 bouteilles, uniquement de cinsault.

Un vin plus concentré et floral à la fois, avec de la profondeur, du soyeux et du gras apporté par l'alcool. La rétro est à la fois florale, épicée et poivrée avec des touches de pêches jaunes. Beau produit ...

 

 

Blancs :

Récital 2009 :

Comme pour le rosé Récital, c'est un vin de table, qui, lui, est issu majoritairement de rolle (80%) et d'ugni blanc ainsi que de clairette.

Une assez belle concentration avec des sensations de peaux de fruits, de miel, de fruits blancs à l'alcool, comme si certains raisins avaient été très légèrement passerillés. Le vin s'est montré équilibré entre acidité, légère sucrosité et sensation de gras. Finale assez longue

 

Cuvée Clarendon :

100% rolle pour les millésimes récents et 95 % pour les millésimes plus anciens.

 

2009 :

Ce vin a été mis en bouteille très récemment, il s'est donc goûté difficilement  avec des notes fermentaires, du gaz et une finale un peu revêche due à l'ajustement récent du soufre. Cependant la matière est bien présente, masquée par les différentes composantes du vin non encore en place.

 

2008 :

Légère réduction au premier nez, puis des notes de fleurs et de fruits, poire puis coing. En bouche, de la suavité, de la douceur, de la délicatesse, avec une sucrosité perceptible dans un registre  fin où l'acidité est présente, accompagnée de notes poivrées et épicées. Belle réussite ...

 

1998 :

Un profil de vin très différent construit sur la réduction avec des notes d'hydrocarbures faisant penser à un vin alsacien. A l'air une évolution vers un registre de truffe blanche. En bouche de l'acidité, moins de gras que dans les vins plus récents, de la salinité. Bouteille un peu déroutante mais sans doute intéressante à table.

 

1995 :

Une autre évolution ici avec une réduction plus fine, moins terpénique. En bouche, des agrumes confits, de la salinité, des épices, du poivre vert. La finale est sapide, tendue, presque délicatement tanique avec des beaux amers discrets. Belle évolution en bouteille ...

 

 

Rouges : 

Nous n'avons dégusté que les vins de la cuvée Clarendon - celle-ci n'étant produite que les meilleures années - mais le domaine produit également trois autres cuvées.

Cuvée Clarendon :

Cette cuvée est réalisée à partir des 3 cépages syrah, grenache et cabernet-sauvignon avec des proportions variables selon les millésimes.

 

2004 :

70% de syrah et environ 15% de cabernet sauvignon et 15% de grenache.

Petite pointe de réduction au départ (syrah ?) avec des notes de fumée et de garrigue.

En bouche, un peu de raideur, une légère amertume « végétale » et une touche de réglisse. Ce vin a besoin d'aération...

 

2001 :

60% de syrah, 20% de cabernet sauvignon et 20% de grenache.

Un nez harmonieux dans un registre très légèrement oxydatif avec des notes grillées assez fines. Ce vin, qui commence à évoluer, se départit de sa raideur. Le grenache l'enrobe assez bien et lui confère de la buvabilité.

 

1999 servi en magnum :

Environ 60% de syrah et 40% de cabernet sauvignon.

Derrière une courte phase de réduction, des notes sanguines, de tomates séchées et une sensation de chaleur. Le milieu de bouche est un peu sec, voire métallique, mais la finale se retend sur de belles épices. Du potentiel !

 

1983 :

Cabernet sauvignon et syrah.

Un vin complexe avec des notes mentholées, de réglisse mais aussi de poivron vert. La bouche, assez élégante, déliée et végétale, dénote cependant une sous-maturité des raisins (cabernet) qui se traduit par une pointe de sécheresse, avec une rétro végétale, mais assez longue et fine. Ce type de vin est pénalisé en dégustation mais trouve sa place à table ...

 

 

De beaux rosés, élégants et vineux à la fois, des blancs intéressants et des rouges qu'il faut sans doute attendre, tel est le résumé de la production de ce domaine emblématique de la Provence, qui allie vinification technologique et traditions provençales.

 

C-R : Yaïr Tabor

 
 
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