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Champagnes Delamotte & Salon
avec Didier Depond

 

Grains Nobles, jeudi 21 octobre 2010

 

Quelques rappels succincts sur la Champagne :

·         32 000 ha en production.

·         350 millions de bouteilles produites annuellement dont 180 millions vendues en France.

·         Ecoulement de toute la production avec une demande toujours très forte.

 

Le champagne Delamotte a été créé en 1760 par Francis Delamotte au Mesnil sur Oger. En 1927, ce domaine a été racheté par la famille de Nonencourt qui détient aujourd'hui le groupe Laurent Perrier. Cette même famille a également racheté le champagne Salon.

Delamotte possède son propre vignoble d'environ 150 ha - correspondant à 10% de sa production - et achète donc des raisins pour produire environ 600 000 bouteilles par an.

Le vignoble de Salon s'étend, lui, sur 6 ha au Mesnil sur Oger et seuls ses raisins permettent de produire le champagne Salon. Ce mono cru est né en 1911 et il n'est produit que les grandes années, et seulement à 43 reprises depuis sa création et 37 fois au 20ème siècle. Quand il n'est pas réalisé les moûts qui auraient pu le constituer alimentent la marque Delamotte.

 

 

La dégustation :

 

Champagnes Delamotte :

 

Les fermentations malolactiques sont systématiquement réalisées et la cuverie est en inox, sans aucun bois.

 

Blanc de Blancs :

Issu des villages du Mesnil sur Oger, d'Oger et d'Avize, il représente 60% des ventes.

C'est une base 2004, 2005 avec un élevage de 4 ans sur lattes.

Un nez net, fin, beurré, brioché avec une évolution vers des agrumes. La bouche est vive et assez équilibré malgré un dosage présent (8 gr) qui donne cependant une touche de gras.

 

Blanc de Blancs 1999 :

Les mêmes origines de raisin avec 5% de Cramant en plus. Dosé à 8 gr également, comme les vins qui suivent, sauf indication contraire.

Le nez a présenté une légère réduction passagère qui a évolué vers des arômes grillés de fruits secs. En bouche, un peu d'évolution, de la puissance - millésime oblige - , des amers élégants et larges et une finale ample. Un vin de table ...

 

Blanc de Blancs 1997 :

Au nez, une sensation de fruits blancs et de minéralité discrète.

Une attaque de bouche étale, voire un peu molle, mais qui se retend progressivement. On perçoit des notes douces de dragées, d'angélique mais le vin n'est pas hyper précis et finit légèrement court.

 

Blanc de Blancs 1996 (magnum) :

10 000 bouteilles et 5000 magnums ont été produits en 1996.

Le style de ce vin est complètement différent de celui du précédent avec de la tension, des notes de craie, de fumée, de pierre chaude. En bouche beaucoup de dynamisme et de tension avec une belle matière. Un vin  à la fois dense et aérien sans l'agressivité que peuvent encore présenter certains 1996. Bel équilibre ...

 

Blanc de Blancs 1995 :

Difficile de passer après le « monument » de pureté que représente le 1996, d'autant que la bouteille goûtée n'était pas totalement parfaite car un peu évoluée, avec un début d'oxydation qui la pénalisait en terme d'élégance.

 

Blanc de Blancs 1990 :

Non dosé.

Très ouvert et assez complexe au nez : notes de fleurs, de sous-bois, de pêche de vigne.

Une bouche assagie, avec du charme, de l'amplitude mais un léger manque de tension et de vivacité, bref un vin assez marqué par la richesse du millésime avec un profil un peu alangui ...

 

Blanc de Blancs 1985 :

Non dosé. L'hiver 1984-1985 fut très froid avec des températures inférieures à -20° pendant plus de 15 jours. Il y eu des gelées de printemps et l'été fut caniculaire avec un stress des vignes assez important.

Le vin s'est bien conservé et a présenté des arômes d'évolution très contenus, sans oxydation gênante : fruits secs, notes grillées, beurrées, pointe de lard fumé. De même pour la bouche avec un bel équilibre entre la tension et le moelleux et une sensation de plénitude. Un vin abouti ...

 

Blanc de Blancs 1976 (goûté après le Salon 1995) :

Profil différent avec un peu d'oxydation, des notes de noix, de fruits secs. En bouche, des amers assez présents avec une sensation de largeur et le profil oxydatif perçu au nez. Un très léger déficit de pureté avec une finale un peu sèche. Peut-être une autre bouteille se dégusterait-elle autrement, les variations de flacons étant importantes sur des vins vieux ?

 

 

Champagnes Salon :

 

Issu de 19 parcelles situées uniquement sur le Mesnil sur Oger, sans fermentation malolactique en règle générale, élevé 10 ans sur lattes et dosé à 6 gr.

 

« S » de Salon Blanc de Blancs 1997 :

Nez « large » sur du miel, du pamplemousse rose, puis des notes florales et fumées. Bouche très jeune, puissante, avec une belle trame acide intégrée et des notes légèrement crémeuses assez élégantes. Finale aérienne et saline. Beau vin !

 

« S » de Salon Blanc de Blancs 1995 :

Style très différent du 1997, avec plus d'opulence, de gras mais moins de tension. Des notes de fruits exotiques, de dragées, une sensation très légèrement oxydative en fin de bouche. Bref, une bouteille qui s'est présentée plus opulente que tendue ce soir ...

 

 

Goûter des millésimes anciens de vins de Champagne permet de conforter l'amateur dans son opinion que ces vins peuvent vraiment vieillir, aux aléas de bouteilles près ... ceci fut possible grâce à la contribution de la maison Delamotte.

Quant à Salon, dommage que seuls les 1997 et 1995 aient été présentés, ceux qui ont eu la chance de goûter le millésime 1996 et les mythiques 1985 et 1982 s'en souviennent certainement encore !

 

 

C-R : YT.

 
 
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