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Ecole de Dégustation de vins
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Léon Beyer (Alsace) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Domaine Léon Beyer / Alsace
avec Marc Beyer

 

 

 

Grains Nobles le lundi 6 décembre 2010

 

 

L'histoire de la famille Beyer est intimement associée à celle du village d'Eguisheim situé au sud de Colmar, puisque les Beyer y sont vignerons de père en fils depuis l'an 1580. Cette région bénéficie d’un climat sec et lumineux, de type continental avec une pluviométrie très faible, de l’ordre de 500 mm/an, soit une des plus basses de France : en effet, la barrière des Vosges bloque souvent les pluies.

Les vignobles de la Maison Beyer comprennent une vingtaine d'hectares de vignes sur Eguisheim et ses environs, notamment dans les grands crus Eichberg et Pfersigberg, mais ils ne sont pas mentionnés sur l'étiquette, dans une logique de négociants désireux de privilégier leur signature plutôt que de mettre en avant les grands crus alsaciens jugés trop complexes; de plus, des raisins sont achetés sur une cinquantaine d’hectares voisins afin de compléter les différentes gammes. La production globale varie de 600 000 à 800 000 bouteilles par an.

 

Le vignoble est conduit en lutte raisonnée, Marc Beyer ne croyant pas particulièrement au bienfaits de la bio.

La maison Beyer aime les vins secs et essaye donc de faire en sorte que les fermentations alcooliques se terminent naturellement, ou parfois avec l’aide de levures finisseuses. Le domaine ne s’interdit d’ailleurs pas de chaptaliser ou d’acidifier si cela est vraiment nécessaire.

Les élevages se veulent courts – les vins sont mis en bouteille dès le printemps – et les plus discrets possibles, sans bois neuf. Des cuves béton ou des fûts anciens – dont certains datent de plus d’un siècle – sont utilisés, leur capacité variant entre 1000 et 12 000 litres.

Les doses de soufre sont plutôt modérées : 30 mg/litre de SO2 libre à la mise en bouteilles pour les blancs secs et 45 pour les moelleux/liquoreux.

 

L’export représente 85% du volume et concerne 70 pays. Le circuit CHR (café, hôtel restaurant) est particulièrement ciblé en France ainsi que les restaurants étoilés.

 

 

La dégustation :

 

Pinot Noir Comtes d’Eguisheim 2003

Ce vin provient du grand cru Eichberg comme beaucoup de cuvées dénommées Comtes d’Eguishem.

Au nez, des notes chocolatées, avec des traces de noix de coco pouvant laisser penser qu’il y a eu un élevage bois, ce qui n’a pas été le cas : ce sont sans doute les rafles que l’on perçoit qui donnent cette touche qualifiée de boisée. En bouche, une matière mûre, un peu sudiste – millésime oblige – avec une rétro sur du cacao, mais pas de sécheresse.

 

Sylvaner 2009

C’est un vin simple, frais, végétal, désaltérant peu marqué par la forte maturité du millésime 2009.

Cette cuvée représente environ 10% du vignoble

 

 

Riesling 2009

Ce cépage représente environ 20% des surfaces et cette cuvée provient de plusieurs parcelles du domaine ainsi que de raisins achetés.

Une légère réduction temporaire a précédé un nez assez puissant présentant des notes citronnées avec une touche de dragées. En bouche une combinaison de tension et de sapidité avec du citron confit.

 

Riesling Les Ecaillers 2007

Situé sur le Pfersigberg, dans la partie calcaire.

Un nez poudré, fin, floral, légèrement réduit. La bouche s’est montrée fluide, souple, avec une toute petite trace de sucrosité – entre 1 et 2 gr/litre – mais dotée d’une forme de pureté (« eau de roche »).

 

Riesling Comtes d’Eguisheim 2004

Situé sur le même grand cru mais sur une veine de sols non calcaires avec des vignes de 30 ans environ.

Au nez, un peu de réduction, des notes de terpènes et de pierre à fusil. En bouche, de la citronnelle, un mélange de salinité et de peaux de raisins et une finale amère et tendue.

 

Riesling R de Beyer 2004

Cette cuvée provident d’un assemblage d’une partie calcaire et d’une partie marno - argileuse de l’Eichberg.

Il aura fallu quelques minutes pour que le vin se départisse d’une forte réduction en évoluant dans un registre d’herbes de montagne assez fines. En bouche, une acidité vibrante et une matière puissante pour ce vin de gastronomie.

 

Pinot Gris 2008

Issu également de l’Eichberg mais avec une partie de raisins provenant du négoce.

Ce vin s’est montré bien typé avec des notes lactiques, une légère pointe de fumée, un caractère ouvert, presque oxydatif, et une finale sur des agrumes avec une certaine chaleur.

 

Pinot Gris Comtes d’Eguisheim 2005

Un vin issu de raisins passerillés de l’Eichberg avec quelques traces de botrytis cependant.

La richesse du millésime a marqué quelque peu cette bouteille avec une sensation de raisins de Corinthe presque secs en bouche, et une acidité en retrait par rapport à la richesse de la matière.

 

Gewurtztraminer 2009

Une entrée de gamme réussie, très légèrement variétale, avec des notes fumées et muscatées, du poivre, voire du piment. La finale s’est avérée longue, sur le fruit avec une sensation de légère sucrosité.

 

Gewurtztraminer Comtes d’Eguisheim 2005

Les raisins proviennent des deux premiers crus précités.

Ce vin est peu marqué par la richesse du millésime, il présente de la tension et une forme de verticalité avec des notes de pierres chaudes. Il a été sans douté récolté assez tôt pour préserver une fraîcheur et une tension suffisantes. La finale est très proche du fruit frais.

 

Gewurtztraminer Comtes d’Eguisheim 2003

Profil très différent ici avec un taux d’alcool élevé (15,5°), un niveau de sucre résiduel plus important (6 gr/litre). Le  nez est réservé de prime abord, puis grillé et fumé. La fin de bouche est saline mais une pointe de sécheresse rappelle le millésime.

 

Gewurtztraminer Vendange Tardive 2000

Récolté par tris successifs, ce vin possède 14,5° d’alcool et 45 gr de sucres résiduels.

C’est un vin demi-sec, assez fumé, avec un peu de notes variétales (lychee), moyennement tendu et plutôt simple. Il est pénalisé en dégustation pure et devrait plutôt accompagner une cuisine asiatique épicée.

 

Pinot Gris Sélection de Grains Nobles 1997

L’équilibre – sucre résiduel / alcool – de ce vin n’a pas été fourni. Il est issu de raisins de Grands Crus botrytisés et passerillés.

Le profil aromatique est marqué par un botrytis amadoué, élégant, sans sucrosité excessive avec des touches de miel, un support acide rafraîchissant et une finale sur des agrumes confits, bref un bel exercice de style.

 

Gewurtztraminer Sélection de Grains Nobles 1998

Une petite production de 5000 bouteilles avec 13,5° d’alcool environ pour 115 gr de sucre résiduel par litre.

Encore une belle réussite avec un nez étonnant pour ce cépage – minéralité de l’huitre – et une bouche pure, limpide avec des notes de dragées se combinant à un botrytis plein, le tout dans une belle tension acide.

 

 

Une dégustation intéressante, un propriétaire sourcilleux de ses prérogatives, défendant une vision traditionnelle du vin d’Alsace, comme ses confrères des maisons Hugel et Trimbach, parfois en contraste avec des approches plus modernes ou originales.

Marc Beyer tient avant tout à mettre en avant les terroirs et les cuvées qu’il juge emblématiques, dans une recherche d’accord gastronomique idéal.

 

C-R : YT.

 
 
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