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Ecole de Dégustation de vins
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Vins Philippe Pacalet (Côte d'Or) avec Philippe Pacalet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Vins Philippe Pacalet
(Bourgogne)

avec Philippe Pacalet

 

Grains Nobles le jeudi 12 mai 2011,

 

Philippe Pacalet, malgré sa relative jeunesse (47 ans), a déjà eu une vie professionnelle bien remplie. D’origine beaunoise et beaujolaise – neveu du regretté Marcel Lapierre – il a effectué des études scientifiques, diplôme d’œnologie, et fut un des derniers élèves de Jules Chauvet. Ensuite il a fait du conseil chez Nature et Progrès puis a eu la responsabilité technique du domaine Prieuré-Roch pendant plus de 10 ans.

En 2001, il a décidé de changer d’orientation et de créer sa propre « maison ». Etant seul et sans argent, il a du louer des vignes auprès de viticulteurs sélectionnés avec soin, pour vinifier, élever et commercialiser les vins dont il s’occupait.

Depuis, il a conservé cette philosophie et l’a étendu en passant des contrats avec ses fournisseurs. Philippe Pacalet achète une récolte complète au rendement prévu par le décret d’AOC quel que soit le résultat des vendanges : il assume les aléas.

En moyenne 40 000 bouteilles sont produites par an à partir de 9 ha de vignes.

Sa « philosophie » est simple : revenir aux pratiques ancestrales, à la vigne comme au chai.

Pour ce faire, travail des sols, culture organique – donc sans produits chimiques de synthèse –, vinification en raisins entiers, utilisation des seules levures indigènes, pas d’intrants (juste un peu de soufre).

Les critères de sélection et de culture des vignes sont principalement : plans de pinot fin, porte-greffes adaptés, appel à des prestataires (travail à façon) afin de pouvoir organiser et surveiller les travaux à la vigne.

 

Les raisins sont cueillis au « pépin marron », les moûts sont pigés 2 fois par jour en phase fermentaire puis cuvés pendant environ 4 semaines.

L’élevage ne fait pas appel à du bois neuf : des barriques d’un ou deux vins sont généralement utilisées. Elles sont parfois roulées pour donner du gras au vin.  Les mises en bouteille sont manuelles sans collage ni filtration. L’ajout de SO2 à la mise est faible, 1,5 gr/hl pour les vins rouges.

 

La production est vendue à l’export à 80%.

 

 

La dégustation :

 

Celle-ci a porté sur le millésime 2008 en rouge, marqué par une floraison irrégulière, donc étalée sur une période assez longue, et également par des vendanges tardives.

 

Les villages 2008 (rouges)

 

Pernand-Vergelesses :

Des vignes de 45 ans environ exposées S-E face au coteau de Corton et un élevage avec des fûts de 3 ans.

Un fruit frais et éclatant, un nez floral, bref un vin sapide et frais, facile à boire avec des tanins qualifiés « d’acido-minéraux » par le producteur.

 

Pommard :

Récolté sur 3 lieux-dits (Vignots, Vaumuriens et La Chanière).

Cette bouteille est bien représentative de son finage avec une pointe de réduction, un style rentré, refermé, des amers un peu métalliques et une finale au gaz carbonique assez présent. Il faut attendre quelque temps pour que le vin se détende.

 

Gevrey-Chambertin :

Cette production provient de 4 parcelles des villages de Gevrey et de Brochon, sur des sols d’alluvions avec une base calcaire. Les vignes sont plantées sur porte-greffe Riparia.

Le vin semble un peu plus « sauvage » avec des arômes de ronce, de pivoine. En bouche, des épices, des tanins, une belle matière saline et longue. Il se goûte assez facilement

 

Nuits Saint-Georges :

Issu d’une parcelle « Les Longecourts » près des Saint-Georges, avec des vignes de 55 ans sur Riparia.

Le nez est fermé avec une pointe d’écorce d’orange et de terre. La bouche s’est montrée ferme – avec des tanins carrés – et puissante. En finale, une matière présente, presque collante avec une pointe d’amertume.

 

 

Les premiers crus 2008 (rouges)

 

Pommard :

Assemblage des Arvelets (80%) et des Chanlins, travail des vignes avec le concours d’un cheval.

Beaucoup plus ouvert que le village, sans réduction, floral. Une bouche fine, fruitée, presque tendre et aérienne avec un beau fruit frais. Finale longue et élégante. Une belle réussite …

 

 

Chambolle-Musigny :

Assemblage de 3 parcelles dont les Feusselottes, les Chabiots et les Gruenchers.

Un vin très typé Chambolle, à la robe claire, au nez suave et floral avec une bouche complexe : très légère pointe de sucrosité combinée à un support acide (calcaire ?) présent, bref un ensemble minéral, long mais encore un peu anguleux.

 

 

Gevrey-Chambertin (1er cru) Lavaux Saint-Jacques :

Situé sur des éboulis rocheux, exposés au sud.

Au stade actuel, une dualité dans ce vin avec un nez marqué par des fleurs un peu lourdes mais doté d’une bouche saline, élancée, allongée, en tension, où la matière importante est comme masquée. Seule une amertume encore présente signale la trame tannique importante.

 

 

Charmes-Chambertin :

En fait il s’agit de Mazoyères qui peuvent « revendiquer » l’appellation Charmes.

Une belle bouteille à l’aromatique rappelant celle du Gevrey mais en plus complexe : toujours de la ronce, de la pivoine mais avec une touche de fruits noirs et une plus forte intensité aromatique. De la structure en bouche avec un bel équilibre entre la matière – sensation de mâche –, l’acidité et les tannins. Il faudra attendre …

 

 

 

Les vins blancs 2009 :

 

Monthélie 1er cru « Le Clos Gauthey » :

Exposé sud, sud-ouest, dans le centre du village.

La prise de bois est encore perceptible au nez. Elle s’accompagne de notes fermentaires.

En bouche, de la tension, du gaz carbonique, du gras, des notes citronnées et un finale saline sur des amers. Le vin est encore un peu dissocié car très jeune.

 

 

Puligny-Montrachet :

Les vignes sont situées non loin du Clos de la Mouchère.

Une pointe de réduction avec un nez assez grillé, amandes et fruits à noyaux, mais un élevage fondu.

La bouche, plus « sudiste », a présenté une certaine opulence – millésime oblige – avec des touches de fruits blancs et d’agrumes, équilibrées par une pointe de gaz. L’ensemble va sans doute se fondre et se retendre …

 

 

Meursault 1er cru « Charmes » :

Trois pièces de ce « Charmes » du Dessus sont produites chaque année.

Le nez est fin, discret, assez peu défini à ce jour. La bouche est large, dominée par de jolis amers presque tanniques, avec des notes de pamplemousse rose. La matière première est belle mais ce vin est encore moins prêt que le précédent.

 

 

 

Ce fut une dégustation intéressante, mené par un vigneron atypique qui maîtrise parfaitement son sujet et parle vrai.

Les terroirs sont bien définis, les vins sont purs et droits. Il est vrai qu’un millésime de type 2008 favorise la mise en avant et la précision des terroirs.

 

 

C.R : Y.T

 
 
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