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Domaine de la Romanée-Conti : 2008 avec Aubert de Villaine Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Domaine de la Romanée Conti

Millésime 2008

 

Présenté par Aubert de Villaine,

Avec Michel Bettane et Bernard Burtschy

 

 

Grains Nobles le mercredi 30 novembre

 

Aubert de Villaine commence par nous décrire le millésime 2008 en disant que « nous avons encore eu énormément de chance », comme pour 2011 d’ailleurs. Le premier point remarquable a été le vent d’Ouest lors de Pâques, qui reste souvent comme cela pendant l’année. La sortie des raisins a été superbe. Toutefois, dès Pâques, les premières difficultés se sont montrées. Le millerandage était précoce. La floraison a été plutôt tardive, à partir de début juin et pour une période s’étalant sur 2 à 3 semaines. Ce phénomène entraînera des différences de maturité pendant les vendanges. Les mois de juin, juillet et août ont été très capricieux au niveau météorologie. Les périodes de chaleur et de froid se sont succédées, avec souvent des extrêmes et des changements brutaux. Les attaques d’oïdium et de mildiou ont également été fortes, mais les traitements en biodynamie ont donné entière satisfaction. Le botrytis est apparu dès le mois d’août. La dernière attaque sévère de la nature s’est déroulée lors de la deuxième semaine de septembre avec des pluies diluviennes. Le vent du Nord ayant suivi a toutefois permis de rapidement sécher les vignes et les raisins (notamment le botrytis), et avec du recul c’est ce qui a permis de sauver le millésime. Les jours suivants ont été très lumineux, et avec des quantités suffisantes d’eau dans les sols, la photosynthèse a pu se faire très rapidement.

Les vendanges ont débuté le 27 septembre, alors que la vigne arrivait en fin de cycle. Les vendanges ont été difficiles et le tri a du être très important. Heureusement, note Aubert de Villaine, les équipes de vendangeurs sont désormais bien formées et il qualifie leur travail de « haute couture ». La table de tri a permis d’affiner tout ce travail. Au total ce sont 30 à 40% de la récolte qui ont été rejetés, pour n’avoir que des raisins parfaitement sains entrants dans les cuves. Le résultat global est une demi-récolte pour le domaine. Les raisins blancs ont eu un cycle différent. La floraison et la véraison ont été plus tardives, et en conséquence l’impact du botrytis en août a été moins important.

Ajoutons enfin que le domaine a également produit la cuvée de Vosne Romanée 1er cru Duvault-Blochet en 2008, qui correspond au premier passage dans les grands crus.

 

 

Echezeaux Grand Cru

9874 bouteilles récoltées

D’une belle robe brillante, cet Echezeaux offre un joli fruité (rouge) ainsi que des notes de cardamome, poivre et vanille. La bouche est dynamique, avec un corps rempli de fruits rouges et soutenu par une acidité fraîche et mûre. Les tannins sont présents, réglissés et épicés. Le vin gagne en suavité, ampleur et douceur à l’aération et une très légère amertume apparaît en finale. De fines notes florales sont présentes en rétro-olfaction. C’est un vin très gourmand et pourtant doté d’une grande complexité. Il impressionne l’audience pour une entrée de gamme, mais n’oublions pas que c’est un grand cru du Domaine de la Romanée Conti!

 

Grands Echezeaux Grand Cru

6453 bouteilles récoltées

La robe est ici claire et légère. Le nez est d’une grande classe grâce à un élevage complètement transparent et des notes de fleur de cassis, pétales de rose, mûre et feuille de menthe. La pureté du vin est saisissante en bouche, d’une profonde complexité. Le milieu de bouche montre un peu plus de gras mais la tension en finale avec de belles notes florales est très rafraîchissante. Des tannins fins avec un léger trait vert apparaissent en finale. Ce Grands Echezeaux est d’une grande noblesse aromatique et d’une finesse remarquable.

 

 

Romanée Saint Vivant Grand Cru

9458 bouteilles récoltées

L’aromatique de ce vin est très pure et subtile, soutenue par d’intenses notes florales (rose fraîche, pivoine) et de fruits rouges frais. Ce croquant se retrouve en bouche, où une acidité bien mûre donne une impression de pureté d’eau de roche. Les tannins se montrent toutefois dès le milieu de bouche et montent en puissance pour donner une grande allonge à la finale marquée par de nombreuses épices. Le vin a même tendance à se raffermir à l’aération et dégage une forte énergie.

 

 

Richebourg Grand Cru

6230 bouteilles récoltées

L’évolution des parfums est assez incroyable ici, et ce Richebourg apparaît comme le vin le plus approchable et prêt dans la gamme des vins rouges du domaine dégustés ce soir. Des notes de fruits rouges mûrs, rose rouge, épices puissantes (dont le poivre noir), avec une touche sanguine et de fourrure sont quelques unes des nuances de ce vin très complexe. Cette opulence se retrouve en bouche dont le côté initialement baroque est superbement équilibré par des tannins très mûrs, suaves et fondus. Une pointe d’acidité (toujours ce trait vert de la rafle) ressort en finale et apporte une belle fraîcheur. Malgré tout son charme, ce vin devrait gagner en complexité avec le vieillissement. Michel Bettane ajoute que « c’est un des plus grands Richebourg de ces 15 dernières années ».

 

 

La Tâche – Monopole Grand Cru

11560 bouteilles récoltées

Un nez parfumé, frais et pur avec des notes florales et d’épices orientales s’offre au dégustateur. La texture en bouche évolue sans cesse. Initialement plutôt suave et fin, le vin gagne en expression et en puissance au bout d’une dizaine de minutes dans le verre. Il montre alors une densité importante notamment grâce à son volume de tannins et ses notes d’épices noires. Plutôt compact par la suite, il donne l’impression de ne pas encore être bien en place, mais sa complexité et sa longueur ne font pas défaut. Une grande patience sera nécessaire pour atteindre la plénitude de ce vin.

 

 

Romanée Conti – Monopole Grand Cru

3151 bouteilles récoltées

Plutôt introvertie au premier nez, la Romanée Conti 2008 se livre sur des notes de sarment fumé, réglisse, poivre noir, cerise, pain grillé avec une impression de légère caramélisation des raisins (sans aucune lourdeur). Le corps est très parfumé et présente des fruits plus frais et légers, avec un soupçon de notes florales. Le velouté de texture et la suavité des tannins sont impressionnants. La finale est magistrale avec un bel équilibre et une grande précision. Comme l’indique Aubert de Villaine, « ce vin devrait exploser en parfums dans 15 ans ».

 

 

Montrachet Grand Cru

3524 bouteilles récoltées

« 2008 a été une année marquée par un botrytis très noble », souligne Aubert de Villaine.

Le nez présente initialement des notes florales et miellées, avec du citron confit, de l’amande fraîche, de l’ananas et du zeste d’orange. Le léger grillé a tendance à s’amplifier à l’aération ainsi que la note de boisé vanillé, de froment et une pointe lactique. La maturité du vin est encore plus saisissante en bouche. Des fruits mûrs (presque exotiques), du miel et un léger goût de raisins caramélisés se combinent dans une intensité impressionnante. L’acidité apparaît toutefois dès le milieu de bouche et apporte beaucoup d’énergie à une finale étirée et pure. Une pointe d’arôme pâtissier ainsi que l’amande reviennent en rétro-olfaction. C’est un Montrachet imposant et concentré.

 

 

CR : David Rayer

 
 
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