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Ecole de Dégustation de vins
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Domaine Marcel Deiss (Alsace) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Domaine Marcel Deiss
avec Jean-Michel Deiss 
Alsace

 

Soirée du vendredi 9 décembre 2005

En présence de Michel Bettane et Bernard Burtschy

Présentation :
La soirée nous est présentée par Jean-Michel Deiss, petit fils de Marcel, et Marie-Hélène Cristofaro, œnologue du domaine.
Jean Michel explique son point de vue sur la viticulture et l’Alsace. C’est toujours avec autant d’aisance, de prose et de comparaison qu’il parvient à nous transmettre l’idée juste du terroir. Le problème de la viticulture moderne est qu’il n’y a plus de vigneron. Il compare sa vigne à son chat. Il faut lui parler, être présent sinon il ne va pas bien, il boude. L’homme est au premier rang, et c’est son amour de la vigne qui compte. La relation entre le vigneron et sa vigne doit être fusionnelle.
La vigne est une liane, qui produit des feuilles. C’est seulement si on lui impose une épreuve, si on la pousse à la limite, qu’elle produit des fruits.
Le terroir est la rencontre de la vigne avec une frontière. Viennent ensuite le support du cépage et le millésime donné. Seul un terroir profond donne un vin profond. Tous les vins de la dégustation sont des vins issus de terroir, où la vigne est complantée. Cela signifie que différents cépages sont plantés sur une même parcelle. Rappelons ici que ce n’est qu’un (juste) retour aux anciennes techniques de tradition alsacienne.
Grasberg et Burg sont, comme Jean Michel le dit, des premiers crus. Cette appellation n’est pas encore officiellement reconnue, rappelle Michel Bettane. Mambourg et Schoenenbourg sont classés grand cru.
La majeure partie des vins sont élevés en foudre.
Après de longues années de recherches et d’essais, Jean Michel nous avoue se sentir désormais en paix.
Le terroir est l’endroit où se produit une rencontre magique entre plusieurs éléments. Jean Michel souhaite que cette soirée soit également mise sur le partage : "Soyons le plus ensemble possible !"

Dégustation :

Grasberg 2002

C’est un vrai terroir à vignes, exposé nord est. 2002 a été un millésime productif. Le développement de la pourriture noble a été limité.
La robe est limpide, claire aux jolis reflets dorés. Le nez est sur le citron, l’écorce d’orange et quelques fruits exotiques. L’attaque en bouche est mielleuse, le vin termine sur les agrumes et l’écorce d’orange. Belle longueur.

Grasberg 2003

Comme tous les 2003, la couleur est jaune rosée. Le nez est dominé par des notes de poivre blanc et d’épices des îles. Les fruits, orange sanguine notamment, sont plus présents en bouche. Le vin est assez souple, l’acidité est bien présente malgré le millésime. Petite pointe d’amertume.

Burg 2002

Ce terroir se situe à 500 mètres de Grasberg. Exposé plein sud, son potentiel de garde est identique au Schoenenbourg, c'est-à-dire très important. Le sous-sol est en effet composé de marnes de Keuper.
Les agrumes dominent le nez, avec une petite pointe de cramé (très légère réduction). Belle minéralité. La bouche pousse les agrumes vers la mandarine. Belle structure et longueur intéressante.

Burg 2003

Le nez est atypique, il me fait penser à un vin de fermentation avancée, comme les mâcon du domaine Valette. L’entrée en bouche est ronde, mais l’étonnement provient de la superbe acidité, avec une pointe de salinité.

Mambourg 2002

C’est pour Jean Michel le terroir le plus bourguignon. Marno-calcaire, exposé au sud, c’est également le terroir qui reçoit le plus de soleil. Le vin est passé en fûts de chêne.
Le nez est d’une très grande finesse, noble et mentholé. La bouche est d’une grande minéralité, et de l’entrée en bouche jusqu’à la finale, c’est une montée en puissance exponentielle.

Mambourg 2003

Les 2003 sont toujours de couleur légèrement rosée. Les épices dominent le nez. La bouche est là aussi magnifique, riche, avec une forte tension.

Schoenenbourg 2002

Superbe terroir classé grand cru, la parcelle est recouverte de gypse. C’est la roche contenant le plus de soufre. C’est un vin de réduction qui se construit à l’ouverture.
Le volume aromatique est impressionnant. Quelques grappes étaient botrytisées. La bouche est très riche, beaucoup de matière. Superbe longueur.

Schoenenbourg 2003

Le nez est dominé par des notes de melon et d’herbes de Provence (thym). La structure en bouche est là aussi très impressionnante, avec une acidité incroyable (surtout pour le millésime !).

Verticale de l'Altenberg de Bergheim

Cette verticale nous amène jusqu’au millésime 1994, année de naissance de ce vin issu d’un terroir complanté. C’est d’ailleurs le premier terroir alsacien à avoir été reconnu. Le vin présente toujours du sucre, mais avec une acidité, une tension et une dimension importante.

Altenberg de Bergheim 2004

Le nez est encore très jeune, citron, vanille et jeunes fruits jaunes. La bouche est ample, large, ronde mais garde une très belle fraîcheur.

Altenberg de Bergheim 2003

2003 présente une fois de plus des notes d’épices mêlées à la vanille. Le vin est riche, l’attaque est franche, sur l’acidité mais il y a une petite pointe d’amertume en finale.

Altenberg de Bergheim 2002

Léger cramé au nez, agrumes et citron. La bouche est très riche avec une belle liqueur.

Altenberg de Bergheim 2001

C’est la définition parfaite de la pourriture noble. La robe est certes dorée mais présente une légère pâleur. C’est, rappelle Michel Bettane, le signe d’une grande réussite. Il ne faut pas croire qu’une teinte or orangée (pour un vin jeune) est un signe de grande pourriture noble.
Le nez est magnifique, grande finesse. La pourriture noble par excellence ! La bouche est complexe et présente dès l’entrée une belle acidité. Très belle longueur. Une grande réussite.

Altenberg de Bergheim 2000

Les millésimes 2000 et 1997 présentes très peu de pourriture noble. Les vins sont plus fermés.
Le nez est effectivement fermé, un peu réduit, mais le terroir parle quand même derrière. La bouche est riche, relativement sèche et se termine sur la vanille.

Altenberg de Bergheim 1999

Le nez est agréable : abricot, menthol. En bouche, l’acidité est puissante, calcaire, et on trouve une pointe de salinité en finale.

Altenberg de Bergheim 1998

La couleur or commence à tourner vers l’orange. La pomme et l’abricot se partagent, tandis que la bouche est plutôt légère, elle manque d’acidité. Finale moyenne.

Altenberg de Bergheim 1997 (carafé)

C’est un millésime chaud.
Malgré le carafage (3 heures), la note de réduction est toujours présente. Le riesling ressort au nez. La bouche est ronde, miellée et assez sèche.

Altenberg de Bergheim 1996

Le millésime 1996 (pour les vins blancs) présente partout en Europe une note de truffe blanche. Le nez en est rempli… La bouche est plus sur la pomme, large, acide avec une belle longueur.

Altenberg de Bergheim 1995

L’évolution est jolie. Nez complexe, citron confit, abricot. Bel équilibre entre acidité et le sucre.

Altenberg de Bergheim 1994

Le nez est également magnifique. La bouche est très riche, ronde, sur l’abricot. La maturité du raisin été manifestement atteinte.

David Rayer

 

 
 
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