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Ecole de Dégustation de vins
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Domaine des Terres Dorées (Beaujolais) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Domaine des Terres Dorées
Beaujolais

Présenté par Jean-Paul Brun

 

 

Ecole Grains Nobles
Jeudi 16 novembre 2006


Le domaine des Terres Dorées :

Ce domaine familial est majoritairement situé au sud du beaujolais, au cœur de la zone des Pierres Dorées, entre Villefranche sur Saône et Lyon. Pour les 25 ha situés sur ce terroir, le sol, de nature argilo-calcaire, est assez peu profond – 20 à 30 cm – et perméable, donc drainant.
Cinq ha sont situés plus au nord, sur des sols granitiques pour les appellations Moulin à Vent, Morgon, Côte de Brouilly. Jean Paul Brun complète sa collection de crus de Beaujolais par des achats de vendange sur Fleury et, depuis peu, tend à développer cette activité sur d’autres crus du Beaujolais. Par ailleurs, il gère 3 ha de Chardonnay qu’il décline en deux cuvées.
Il faut également noter l’exploitation d’une parcelle de pinot noir de 2 ha sur sol argilo-calcaire

Les pratiques culturales se veulent respectueuses de l’environnement avec un fort intérêt pour ce qui se rapproche des méthodes  « bio ».
Les vendanges sont manuelles, effectuées lorsque le raisin a atteint sa pleine maturité.
Pour le gamay, la vinification est plus bourguignonne que beaujolaise, c'est-à-dire qu’elle n’est pas carbonique et que les cuves sont pigées pendant la fermentation. Au début de celle-ci seules les levures indigènes sont utilisées et il n’est pas fait appel à des enzymes ; l’ajout de SO2 est minimum et les filtrations sont douces.

Jean-Paul Brun vient d’effectuer sa 27ème vinification depuis son installation en 1979, après que son père eut quitté une cave coopérative aujourd’hui disparue pour monter le domaine qui, à l’origine, comprenait 4 ha. Actuellement l’exploitation couvre un peu moins de 30 ha et emploie 6 personnes.

Une importante partie de la production est exportée en Europe, Amérique du Nord et Asie.
La notoriété du domaine doit beaucoup à l’ancien caviste JC Estève et à S. Spurrier.


La dégustation :

1. Beaujolais Blanc Chardonnay 2005 « Cuvée Classique » :
Issu de 2 ou 3 parcelles de vignes assez jeunes (à partir de 1980) ce vin a été vinifié en cuve inox et ciment à basse température. Il présente des arômes assez frais d’agrumes en attaque de bouche puis un côté floral apparaît. La bouche est structurée, riche avec un perlant sensible et une petite touche de rondeur « sucrée ». Il faut l’attendre.

2. Beaujolais Blanc 2005 Vinification Bourguignonne :
Le vin a été vinifié en fut – ¼ de bois neuf – après débourbage. Les lies ont été bâtonnées « à la bourguignonne ». La robe est plus dorée, le nez, assez  fermé à l’ouverture, évolue dans un registre floral et minéral. La bouche est grasse, de beau volume, légèrement épicée, avec des notes anisées et fumées. On perçoit de l’amande en rétro-olfaction.

3. Beaujolais Nouveau Cuvée Première (jeunes vignes) 2006 :
Les vignes ont de 4 à 30 ans, la vinification et la mise en bouteille s’effectuent sans SO2 pour les vins nouveaux : celui-ci et le suivant.
Le nez de cette cuvée est assez pur avec un fruité de type cerise bien perceptible. La bouche, dotée d’un bel équilibre, est fraîche, sapide, sans lourdeur. On y retrouve les fruits perçus au nez.

4. Beaujolais Nouveau Cuvée L’ancien Vieilles Vignes 2006 :
Ici, les vignes sont plus âgées, 40 ans environ, la macération plus longue – une douzaine de jours – et les raisins sont égrappés à 100%.
Le « premier » nez présente quelques arômes de réduction qui s’estompent à l’air au profit de la cerise, voire du kirsch. En bouche, de la matière, de l’acidité et une trame tannique perceptible. Bref, un beaujolais nouveau très bourguignon !

5. Beaujolais cuvée L’ancien 2005 :
Toujours issu de vignes de 40 ans, avec une macération de 3 à 4 semaines précédée d’une pré-macération fermentaire légère. Utilisation de 40 mg de SO2 total, élevage en fut pour 1/3, foudre de bois pour 1/3 et cuve ciment pour le dernier tiers.
Le nez est floral, assez entêtant au début puis s’affine à l’air. La bouche, tendue, fraîche, présente de la salinité. Le fruit apparaît ensuite dans un ensemble mur et profond. Ici aussi, la Bourgogne semble proche

6. Côte de Brouilly 2005 :
Ce vin est également issu de vignes d’une quarantaine d’années, abritées du vent du nord, sur des sols à base de granit bleu. L’élevage a été mené en fut avec deux soutirages.
Le nez de ce vin présente quelques notes fumées, chocolatées ; il est également marqué par des fruits noirs. Une pointe de gaz contribue à la tension de la bouche qui ne manque ni d’acidité ni de matière ni de longueur. Cependant, à ce jour, le vin est encore assez fermé, donc il faut attendre …

7. Fleurie 2005 :
Achat de vendange sur le lieu-dit « La Madonne ».
L’équilibre de ce vin est très différent de celui du précédent avec une matière plus souple, assez mure, des tannins peu marqués mais peut-être moins de pureté – sensation de fruits un peu avancés – et de précision que le précédent.

8. Morgon 2005 :
Les raisins proviennent d’un lieu-dit situé au sud de la Côte de Py, à côté de « Javernière ». Le terroir, granitique et sablonneux, est pauvre et sec.
Ce vin a plu à la quasi totalité des dégustateurs : belle texture, tanins présents mais soyeux, fruité élégant. La finale séduit par sa longueur dans un registre salin / minéral avec une rétro-olfaction sur des fruits à noyaux et du kirsch.

9. Moulin à Vent 2005 :
Vignes d’une cinquantaine d’années situées entre Chenas et Romanèche-Thorins.
Au nez, on perçoit quelques notes ferrugineuses, ce qui peut s’expliquer par le sol : roche en décomposition « pourrie » et manganèse. La bouche est complexe, encore fermée avec d’assez beaux amers, dense et délicate à la fois. Seule la finale aux tanins présents indique qu’ici aussi il faut attendre.

10. Pinot noir 2005 :
Petites parcelles situées sur un coteau exposé au soleil couchant, au sud de Villefranche-sur-Saône, sur un sol argileux calcaire.
Le nez de ce vin est floral avec une pointe de géranium qui évolue rapidement. Apparaissent ensuite des senteurs poivrées puis fruitées. La bouche est tendue, sapide, un peu sèche et présente des notes amères : il faut que le vin se patine

11. Beaujolais Cuvée à l’ancienne 1999 :
La robe montre quelque reflets orangés. Le nez, assez évolué, se situe dans le registre de fleurs un peu fanées, de feuilles mortes. La bouche, moins évoluée que le nez, est de nature bourguignonne avec des fruits à l’eau de vie, du cuir, de légères notes grillées et des tanins bien fondus. Ce vin est prêt à être bu.

12. Moulin à Vent 1999 :
A l’époque, cette cuvée était réalisée à partir d’achats de raisins sur une parcelle proche de celle achetée depuis par Jean-Paul Brun
La complexité du nez est manifeste – fruit à noyaux, beau végétal (feuillu) – sur une base un peu évoluée. La bouche est pleine, avec du fruit, portée par une acidité volatile qui tend bien le vin. Apogée atteinte

13. Labeur d’octobre Vendanges Tardives VDT (2004) :
Ce vin botrytisé issu de chardonnay a été produit à un rendement de 15 à 20 h/h par passages de 2 à 3 tries successives en ramassant des parties de grappes. Vinification en barrique et en cuve.
Le nez est marqué par le coing, l’orange confite. La bouche ne présente aucune lourdeur ni sucrosité entêtante malgré un équilibre de 15° d’alcool acquis et de 11° d’alcool potentiel. Même si cette cuvée manque d’un peu de précision aromatique et de longueur pour atteindre le niveau des grands liquoreux, l’exercice est cependant original et intéressant.

14. FRV 100 méthode ancestrale :
Ce vin, issu de gamay, est élaboré selon la méthode ancestrale c'est-à-dire par arrêt de la fermentation alcoolique et conservation de sucres non fermentés. Ici l’équilibre atteint est de 7,5° et 40 g de sucres résiduels environ. Le nez, encore légèrement fermentaire, présente un fruité de raisin et de fruits à noyaux. La bouche est marquée par le sucre – bonbon – mais possède cependant de la fraîcheur. A boire sur une tarte aux fruits rouges …

 

Compte-rendu: Yaïr Tabor

 

 

 

 

 
 
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