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Château Climens (Barsac) avec Bérénice Lurton Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Château Climens

Barsac
présenté par Bérénice Luron



Présentation du domaine par Bérénice Lurton :
Climens est souvent présenté comme le ‘Seigneur de Barsac’, il représente la quintessence de la production de cette appellation, souvent maintenue dans l’ombre de Sauternes, mais qui puise ici dans un terroir extraordinaire et une viticulture méticuleuse une finesse et une pureté extraordinaire.
Le Domaine repose sur un socle calcaire mis à nu par l’érosion causée par le  Ciron. Le sol est composé de sables rouges, argileux, ferrugineux, relativement riches, mais extrêmement peu profonds (moins de 1m). Climens porte en soi ce paradoxe de terroir pauvre (le nom d’origine celte signifie lande). Le sol est fissuré, ce qui est idéal pour la régulation hydrique. Le terrain, très plat, culmine à 12m.
L’encépagement est 100% en sémillon, très adapté au calcaire. Le Sauvignon a disparu, absent du grand vin depuis des années.
Le Domaine est d’un seul tenant, il a toujours été homogène en taille, autour de 30 ha.
La fermentation ne fait jamais appel à des levures exogènes, grande particularité de Climens.
Bérénice Lurton a repris le domaine en 1992, a l’âge de 21 ans. Elle le conduit de main de maitre, en veillant particulièrement a la qualité des tries et dirigeant elle-même l’assemblage des barriques qui constitueront le grand vin. Elle vise une pureté aromatique et une finesse de constitution qui tranchent singulièrement avec la concentration de la robe et les taux de sucre résiduels le plus souvent rencontrés a Sauternes.

Cyprès de Climens 2004 : 15/20
Second vin de Climens. Existe depuis 1984, devient le 1er vin sur les plus petits millésimes.143g de sucre résiduel.
Année très difficile, vendange sur 7 semaines, peu d’interruptions, énormes travail de tries. Millésime très difficile, grande fierté du domaine.
Second vin vendangé, vinifié et élevé de la même façon que Climens. Seul l’assemblage diffère.
Robe très pale. Nez d’agrumes, de fruits blancs et de fleurs blanches.
Bouche tendue, aimable d’entrée de jeu, peu sucrée.

Climens 2004 : 16.5/20
Robe tout aussi pale, nez puissant, le fruit est moins présent, on sent clairement une puissance, une matière en devenir. Bien plus de longueur, un tout petit peu de chaleur. Finale sur les fruits jaunes. Un vrai grand liquoreux ! Garde une fraicheur incroyable.
Bérénice Lurton recherche dans le grand vin  un « éclat » particulier, cette bouteille nous fait mieux comprendre cet objectif, qui est ici pleinement atteint.
Rendement moyenne sur le grand vin : autour 10 hl/ha.
En 2004, 53% de la récolte a fourni grand vin, 26% Cyprès, le reste est revendu au négoce sous l’appellation Sauternes-Barsac.
148g de sucre.

Climens 2002 : 17.5/20
Ce vin est véritablement concentré– robe plus intense, nez sur le miel d’acacia, de fruits très mûrs. Notes de mandarine. Bouche parfaitement définie, nette, peu de sensations d’alcool. On garde une tension phénoménale en bouche. Très belle élégance, beaucoup de fraicheur en finale, déjà très séducteur.
9hl/ha. Moins d’alcool et un peu plus de sucres, acidité un peu plus nette.

Climens 2001 : Non dégusté
Pour information, ce vin noté 100/100 par Robert Parker se négocie actuellement autour de 400/500 Euros la bouteille…

Climens 2000 : 14.5/20
Une année et des vendanges très bien commencés, et mal terminés… pour un rendement microscopique de 4hl/ha. Cette minuscule quantité ne représente qu’ un verre par pied de vigne.
Le vin est un peu fermé, il nécessite une bonne aération. La finale est moins puissante et parait un peu moins ouverte. Moins exubérant en bouche, il parait plus alcoolisé avec une matière plus hétérogène. Des notes de soufre se font également sentir.

Climens 1999 : 17/20
Très joli vin. On retourne sur une matière plus homogène.
Encore une année difficile, mais on retrouve l’éclat du 2002.
Robe brillante, éclatante, nez d’oranges. Bouche homogène, nette, ample et élégante. Très belle persistance sur le fruit compoté.

Climens 1996 : 16/20
Un peu déçu sur le 1er nez qui parait fermé et poussiéreux, mais se reprend rapidement.
Ce nez est légèrement pétrolé, un peu réduit.
En bouche, la trame acide est bien plus sensible, la bouche est moins sucrée.
La finale, poussiéreuse au début, devient remarquable, sur l’écorce d’orange, l’anis.
Ce vin est riche mais très digeste, sans doute le plus digeste de la série.
Il évolue de façon splendide au bout d’une heure, on reste frappé par l’amplitude et plénitude du bouquet : cédrat, anis…

Climens 1976 : 18.5/20
Premier vin à la robe dorée, mais pas ambré.
Grande fraicheur, nez sur l’encaustique, puis la figue, la cannelle, le poivre blanc.
Notes de fruits secs (raisins de Corinthe).
Le rendement, quasi-pléthorique pour le domaine, a atteint 23hl/ha.
Les 116g de sucre résiduel restent très discrets.
La finale garde cette fraicheur caractéristique, elle longueur sur les fleurs, le miel, les fruits secs, l’orange amère.
Splendide liqueur en bouche. Notes de torréfaction.

Climens 1964 : 18/20
Robe légèrement ambrée.
Nez féerique marqué par les  épices, la réglisse, le bois précieux, le rôti est somptueux, avec des notes de cacao et de torréfaction. Bouche d’une grande pureté aromatique.
Finale sur le fruit à l’eau de vie, sur la pâte de fruits.
Petit millésime, qu’il a fallu garder longtemps (10 ans) avant qu’il s’ouvre.
On croirait boire un vieux whisky ! Quasiment des notes de fumé, de tourbe, qui se mélangent à l’eau-de-vie.
La liqueur en finale est mémorable.

Conclusion :
Bérénice Lurton nous a parle tout au long de la soirée de cet « éclat » qu’elle recherche tout particulièrement chez Climens. Comment le définir en quelques mots ? Il faut chercher certainement du côté de cet équilibre entre la fraicheur (même sur les très vieux millésimes), la tension, toujours soutenue par une structure acide bien en place, et une liqueur d’une finesse et d’une complexité aromatique unique.
Les amateurs de Sauternes riches et concentrés seront déçus, ceux qui recherchent fraicheur, tension et complexité seront subjugués par tant de classe et d’éclat.

C.R. : Vincent Morin

 
 
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