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Ecole de Dégustation de vins
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Domaine Guffens-Heynen (Mâcon) avec Jean-Marie Guffens Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail


Dégustation présentée par Jean-Marie Guffens




Présentation du domaine :

Jean-Marie Guffens est venu accompagné par sa femme Maine. C’est un moment rare, une véritable chance, car tous deux ne présentent que rarement, pour ne pas dire jamais, le domaine. Tous deux sont belges, et avaient quitté leur pays pour rejoindre la France, afin d’apprendre la langue et le vin. Ils ne sont jamais rentrés au pays et ne gardent aujourd’hui que l’accent charmant et la joie de vivre. Jean-Marie Guffens avait appris le théâtre et l’architecture, alors que Maine l’art et notamment les bijoux. Ils ont acheté des vignes que personne ne voulait, dans le Mâconnais. La parcelle ‘Le Chavigne’ a par exemple une pente atteignant jusqu’à 40%. Celle-ci interdit tout travail mécanique. La première récolte date de l’année 1980. Jean-Marie Guffens rappelle que ses parents récoltaient et vendaient des fruits. Il a été naturel pour lui d’attendre la pleine maturité des raisins avant de vendanger. Pour cette première récolte, il a attendu mi-octobre, et fait plusieurs tris.
Grâce à un article de Robert Parker en 1982, le domaine vend très facilement et très rapidement sa petite production.
En 1990, la société Verget (Vins des Etablissements Rijckaert et Guffens) est créée. C’est une activité de négoce (achat de raisins), avec une préférence pour récolter eux-mêmes les raisins. Verget doit sa réputation initiale aux vins de la Côte d’Or. Suivant la chute de la côte notamment des vins blancs des villages de Meursault et Puligny-Montrachet, il profite pour démarrer des affaires avec les propriétaires de vignes. Les cours étaient à l’époque très bas, et cela a permis de faire d’importants investissements, dans de très beaux crus.
Le château des Tourettes est le dernier achat en 1997 du couple Guffens-Heynen. Situé à quelques kilomètres d’Apt dans le Lubéron, cette grande bastide dispose de 19 hectares de vignes. Il a fallu plusieurs années pour remettre les sols en état et obtenir un résultat de qualité. Les pentes sont exposées au Nord, sur le plateau de l’Aigle, à une moyenne de 400 mètres d’altitude sur des terres calcaires. La densité de plantation est de 5000 pieds à l’hectare.

La dégustation :

Château des Tourettes Guffens Blanc - White Indeed/Blanc bien-entendu - VDP Vaucluse 2006
Les cépages plantés pour la production de vins blancs sont le chardonnay, le viognier, la roussanne et la marsanne. La même rigueur de travail qu’au domaine de Vergisson est appliquée. Seul le 1er jus est utilisé. L’élevage se fait en fût de chêne pendant 6 mois, puis les vins sont soutirés en cuve inox. La mise en bouteille de ce 2006 a été faite il y a 3 semaines, dans la cave de Verget.
La robe est claire, avec de très légers reflets or. Le nez présente une belle gamme aromatique, avec des notes de fleur blanche, d’abricot et de pêche. L’entrée en bouche est fine, avant de laisser apparaître un joli gras en milieu. La maturité du raisin est idéale, et la finale est d’une grande fraîcheur.

Château des Tourettes Guffens Rouge - Red at last/Rouge enfin - VDP Vaucluse 2004
Ce millésime 2004 est composé de 50% de grenache qui apporte le fruit et l’alcool, et 50% de cabernet sauvignon, qui apporte la charpente tannique.
Ce vin a des accents du Sud, avec ses parfums de garrigue, de réglisse, d’épices et de poivre. La structure est soutenue, avec des tannins mûrs et puissants qui apportent un bel équilibre.

Verget Atom Heart Mother / Saint Véran "Terres Noires" 2002
Cette cuvée est inconnue du public, puisqu’elle ne représente qu’un seul fût neuf non commercialisé. Les jus des raisins d’une vigne de 80 ans située à Saint Véran ont été simplement entonnés, et l’élevage s’est fait sur lies et sans soufre, pendant 22 mois. Le vin n’a été ni collé, ni filtré.
La robe dorée de ce vin montre la maturité du raisin. Le nez a une pureté aromatique saisissante, de raisin, avec une note pâtissière, de nougatine et de calisson d’Aix, ainsi que d’une touche miellée et de cire. La matière est impressionnante, mais la bouche reste parfaitement équilibrée, finement ronde et mûre. La finale est d’une grande longueur. C’est un choc gustatif pour beaucoup de dégustateurs de trouver tant d’arômes dans un vin d’appellation Saint Véran! Ce n’est qu’une preuve du talent hors classe de vinificateur de Jean-Marie Guffens.

Verget Chablis Montée de Tonnerre 2002
Il adore personnellement les vins de Chablis, et disposait jusqu’à récemment d’installation partagée avec Olivier Leflaive sur place. Les raisins sont issus de la parcelle Chapelot, compris dans la partie basse de la Montée de Tonnerre.
La couleur de ce vin est encore d’une grande jeunesse, avec des reflets verts. Le nez est très fin, citronné et crayeux. Il y a une très légère note grillée provenant des lies, et non du fût, car il n’y a aucun fût neuf utilisé. La maturité est plus perceptible en bouche avec une caractéristique beurrée.

Verget Puligny-Montrachet "Les Enseignères" 2002
Suite à une mésentente avec le vigneron, cette parcelle n’est plus récoltée par l’équipe de Verget depuis 2004. Les vignes sont âgées de 45 ans, et touchent le Bâtard Montrachet.
Le premier nez est fermé, et met quelques minutes pour dégager des notes florales. Ce n’est qu’en bouche que le vin dévoile son origine, avec une puissance de corps et une matière somptueuse. La longueur est digne du grand cru voisin, avec une persistance olfactive superbe.

Guffens-Heynen Mâcon Pierreclos "Chavigne" 2006
2006 est qualifié de ‘millésime bizarre’ par Jean-Marie Guffens. Il a pris l’option de ramasser avant la maturité physiologique des raisins, c'est-à-dire entre le 14 et le 16 septembre, et a pu ainsi éviter le mauvais temps et la pourriture grise qui se sont installés quelques jours plus tard. Le nom de chaque cuvée du domaine Guffens-Heynen cherche à exprimer la vision du vin, son origine ou son mode de création.
L’aromatique est une fois de plus impressionnante : menthol, fumé, tabac blond, pomelos, citron vert donnent beaucoup d’éclat au premier nez. L’acidité est bien présente, et permet d’apporter une bonne tonicité et nervosité à la fin de bouche.

Guffens-Heynen Pouilly Fuissé "Tri des 25 ans" 2005
Le domaine possède un hectare de vignes (en fermage) en appellation Pouilly Fuissé, réparti sur 5 parcelles.
Sous sa robe légèrement dorée, ce vin exalte des parfums d’agrumes, de levain et de pâte boulangère. Il est pourvu d’une grande richesse, de beaucoup de matière et sera à garder de nombreuses années en cave pour dévoiler tout son potentiel. Sa constitution et sa structure sont encore ‘brutes’, mais la tension et la longueur sont hors normes. Splendide bouteille à faire vieillir impérativement!

Guffens-Heynen Mâcon Pierreclos "Tri de Chavigne" 2004
Le nez de ce ‘Tri de Chavigne’ présente des notes d’ananas, de pomelos, d’orange et d’épices, presque orientales. Jean-Marie Guffens adore la ‘buvabilité’ de ce vin, qui provient souvent de la même parcelle. Une bouteille présentait une légère pointe d’évolution, mais l’autre était parfaite dans un équilibre d’une grande vivacité et fraîcheur. Le vin a été regoûté le lendemain lors du Grand Tasting, et présentait ce même aspect accompli.

Guffens-Heynen Pouilly Fuissé "1er jus de hauts de vignes" 2003
L’acidité est certes basse pour les vins blancs de Bourgogne, mais ce n’est que de l’acidité tartrique. Il n’y a pas de malique, ni de lactique, et cela signifie que l’acidité sera conservée pendant toute la vie du vin. De plus l’alcool n’est pas encore digéré. Jean-Marie Guffens pense que ces vins doivent encore patienter et se bonifieront. Les vendanges se sont déroulées le 18 août.
La robe n’est pas particulièrement prononcée. Le vin dévoile des notes fumées, presque lardées, accompagnées de citron, de poire et d’une touche d’hydrocarbure. La richesse en bouche est importante, mais l’équilibre avec le gras est intéressant. La finale s’achève avec d’agréables notes pâtissières.

Mâcon Pierreclos "Chavigne" 2002
Ce millésime idéal a produit une bouteille à l’équilibre divin. L’évolution vers les notes d’acacia et de fleurs blanches est superbe. Ce vin n’a rien de trop et ne manque de rien : profond, sincère, précis et fin. Ce 2002 met tout le monde d’accord par sa perfection.

Pouilly Fuissé "Levrouté" 2001
L’année 2001 a vu des alternances de période de chaleur et de pluie. L’état de raisin levrouté (légèrement figué) est obtenu juste avant la pourriture noble. La peau éclate et le raisin commence à se concentrer. Le vin finit ne possède que 3,5 grammes de sucre résiduel.
Sa robe est d’un bel or brillant. Le nez est magnifique : craie, mandarine, écorce, abricot, fruit de la passion et une pointe iodée. La bouche est d’une légèreté déconcertante, avec une finale sur le citron vert donnant une tension surprenante. Il y a une certaine forme de contradiction entre la maturité du nez et le côté presque tranchant de la bouche.

Mâcon Pierreclos "Chavigne" 2000
Les vins sont gardés longtemps sur leurs lies, et Jean-Marie Guffens nous rappelle les phénomènes d’oxydo-réduction qui peuvent en découler. Ces vins sont en effet susceptibles de traverser des phases critiques d’oxydation, avant de se retrouver dans une période réductive.
Ce Chavigne joue entre le côté iodé, agrumes, pomelos, l’encaustique et la vanille. La bouche est toutefois d’une grande tension acide. Ce vin cherche encore son équilibre, et il est préférable de patienter quelques années.

Pouilly Fuissé "Clos des Petits Croux" 1999
Ce véritable Clos de 12,50 ares ne permet pas de produire plus d’une à deux pièces par an. Son sol est composé d’argile et de cailloux. Les vignes sont ainsi à l’abri des vents, et c’est un grand terroir de Vergisson.
L’aromatique pâtissière est remarquable, agrémentée de fleurs jaunes. La bouche est veloutée, grasse, avec une note de mirabelle en fin de bouche. L’équilibre présente une belle rondeur, et c’est une bouteille délicieuse, à maturité.

Verget Saint Aubin "Coule des dents de Chien de Jean" 1992
Issu de la parcelle des ‘Murgers des Dents de Chien’, à quelques mètres du célèbre Montrachet, ce 1er jus a été élevé 22 mois sans soufre.
La robe est plus soutenue, or, mais encore claire. Le nez est bien développé, avec des arômes secondaires d’encaustique, de citron, framboise, mangue, térébenthine, poire épicée. La bouche est d’une grande légèreté, tout en finesse.


La présentation du domaine Guffens-Heynen a permis de déguster des vins d’une exceptionnelle qualité. Le travail à la vigne et le talent de vinification de Jean-Marie Guffens permettent d’obtenir des vins équilibrés, purs, complets, racés et dignes des plus beaux chardonnays produits en Bourgogne. Il a également su porter, à juste titre, la capacité des splendides terroirs de la région de Pouilly Fuissé. Les distinctions dans les guides français et la presse internationale sont pleinement justifiées.

C.R. : David Rayer.

 
 
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