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Ecole de Dégustation de vins
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Les vignobles Piron (Beaujolais) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail


  Les vignobles Piron
Beaujolais

présentés par Dominique Piron

en présence de Bernard Burtschy




Grains Nobles lundi 31 mars 2008

Le Beaujolais conserve une image sympathique dans l’esprit des dégustateurs. Certains vignerons tirent l’appellation vers le haut. Lorsque les crus sont bien faits, ils correspondent à la demande mondiale.

Dominique Piron se base sur un patrimoine familial datant de 1590. Sa première déclaration de récolte date de 1971. Le domaine représentait alors une dizaine d’hectares. A la fin de la décennie 1980 tout se vendait, si bien qu’il était difficile de trouver des vignes. Malheureusement le côté qualitatif a été souvent abandonné dans la région pour produire plus.

Il a été le premier dans le Beaujolais a acheté des raisins. A partir de 2000, l’exploitation représentait 15 ha de vignes, et les achats se faisaient sur 60 ha. Les choses s’inversent aujourd’hui, puisque le domaine représente 55 ha !

Le produit final a certes gagné en modernité, mais Dominique Piron rappelle que le Beaujolais est moyenâgeux, surtout dans la culture de la vigne. Les densités de plantation sont par exemple de 10.000 pieds/ha, ce qui oblige à recourir de manière importante au travail manuel.

Le domaine historique de la famille Piron est la Chanaise. Combiaty dispose d’une vigne d’un seul tenant de 8 ha. Piron-Lafont comprend 9 ha, et avait été acheté en partenariat il y a 4 ans. La famille Lameloise a remplacé Jean-Marc Lafont.

Dominique Piron était vice-président jusqu’au 31 décembre 2007 du Comité Interprofessionnel, mais il a démissionné devant sa charge de travail au domaine, mais également suite à la création d’une nouvelle association d’une quinzaine de vignerons de qualité (dans le Beaujolais, incluant Chermette, Brun, Lapierre).



Beaujolais blanc 2006

Le seul cépage utilisé en blanc pour l’appellation Beaujolais est le chardonnay. La moitié Nord de la région est situé sur des sols granitiques, donnant des vins souvent acides, alors qu’au milieu se trouvent des îlots argilo-calcaires où il y a historiquement toujours eu quelques plants de blanc. L’élevage se fait avec 15% de barriques.

La robe est claire, aux reflets encore verts argentés. La maturité du raisin est agréable et donne des notes de poire épicée, d’ananas mûr et de fleurs blanches (dominante d’œillet). La richesse est présente en entrée de bouche, mais le vin devient plus léger en milieu de bouche pour finir sur une belle note de fraîcheur.


Beaujolais Villages Nouveaux 2007

Le Beaujolais Nouveau est toujours le premier vin de l’année, dont l’arrivée est traditionnellement fêtée le troisième jeudi de Novembre. Sa production et consommation sont autorisées par un décret de 1951. Dominique Piron essaie de faire un vin doté d’une belle consistance, même si il doit être consommé rapidement. Les raisins proviennent de vignes du domaine.

La robe tire vers le violet, et reste brillante. Le fruité est encore primaire, sur la framboise et la cerise fraîche. La matière est agréable. Un léger gaz apparaît en bouche et ajoute de la fraîcheur au bouquet.


Saint Amour 2007

Saint Amour, au nom évocateur, est le cru le plus septentrional, et les vignes sont en Saône et Loire (les autres sont dans le Rhône). Les raisins proviennent d’achats. Dominique Piron rappelle que le millésime 2005 est solide et rond, 2006 a été décrié à ses débuts, mais présente d’excellents vins souvent très fins, et 2007 pourrait se situer entre les deux. Il est toutefois plus inégal en qualité. Ceux qui ont vendangé tôt (le ban a malheureusement été fixé trop tôt) ont moins bien réussi. Lui a commencé le 3 septembre.

Ce vin présente des arômes intéressants de fruits rouges et de cassis. Il est doté d’une belle densité. L’acidité est relativement marquée, et porte la finale. L’extraction a été plus importante afin d’obtenir plus de couleur et de matière.


Beaujolais Villages 2006Basiquement cette cuvée est faite avec les mêmes vignes que le Beaujolais Nouveau (quelques vignes plus anciennes sont utilisées). Le nez repose sur un registre de fruits plus noirs. La matière est plus intense, et les tannins sont mûrs et fins.


Brouilly 2006
Les vieilles vignes de ce Brouilly sont partagées en GFA (Groupement Foncier Agricole). Elles sont installées sur des sols granitiques bleus. Le vin se développe sur des arômes de fruits rouges. On quitte toutefois le côté primaire connu dans le Beaujolais pour désormais gagner en complexité aromatique.


Moulin à Vent 2006

Moulin à Vent est considéré comme une appellation ‘un peu bourguignonne’. La parcelle de 1,5 ha a été achetée à une vieille dame. La moitié des vignes est plus que centenaires ! Dominique Piron rappelle que tous ses crus sont égrappés à 50% avec des fermentations de 18 à 20 jours.

Ce vin présente des notes superbes de cassis, de fraise écrasée et de floral. Le grain de tannins est tout à fait remarquable, très fins et racés. La longueur est étonnante, avec une touche d’épices noires en finale. On se démarque très nettement de toute la série de vins précédents.


Morgon Côte du Py 2006

Sur les 55 ha de vignes du domaine, 30 sont situés à Morgon. On y distingue six climats, dont le plus réputé est Côte de Py. Les vins y sont toujours plus structurés. Les sols sont d’origine volcaniques avec des schistes et du basalte.

Le nez est plutôt floral, avec une tendance forte à la violette. Le vin est gourmand, fin et sa bouche libère des notes dans le registre du fruit rouge. Il est doté d’une belle finesse et d’une grande longueur.


Chénas"Quartz" 2006Bue en parallèle avec le Morgon Côte de Py, la cuvée Chénas sur quartz a encore un fruité plus primaire et des notes de cerise acidulée. Il se distingue par sa finesse de corps sans perdre en longueur.


Régnié 2005

Régnié est la dernière appellation du Beaujolais à avoir vu le jour en 1988. Elle n’a pas vraiment réussi à faire sa place, et correspond en fait aux meilleures parcelles de Beaujolais village.

Le nez de ce vin est captivant, et montre la maturité des raisins dans le millésime 2005. Le fruit est intense et dominé par la fraise et la cerise. La rondeur et la souplesse de la bouche sont remarquables. Les tannins sont bien mûrs.


Morgon 2005

La cuvée de Morgon est le produit de référence de la maison Piron, car elle représente 1/3 des bouteilles produites.

Ce 2005 développe des notes de fruit à noyau, dans un registre plutôt noir avec une présence d’épices notamment de poivre noir. La bouche est plus marquée par le kirsch, les épices avec une note fumée. La matière est belle et finit sur une certaine rondeur apportée par la qualité des tannins.


Morgon Côte du Py 2005La robe de ce Côte de Py possède encore des reflets violacés. Le nez est fumé, sur la cerise fraîche, le cassis et développant une belle complexité à l’aération, ainsi qu’une note viandée. Les tannins donnent beaucoup de vigueur au corps, d’une puissance marquée.


Chénas Quartz 2005

Chénas est situé 10 km au Nord de Morgon. C’est la plus petite appellation avec 180 hectares. La parcelle fait presque 9 ha d’un seul tenant, exposée plein Sud et très pentue.

Alors que le Côte de Py joue sur un registre masculin et puissant, ce Chénas incarne la subtilité et la finesse. Nez floral, de pivoine aux fruits mûrs et équilibrés, la bouche présente des tannins d’une très belle maturité avec une grande suavité de corps. La longueur est splendide.


Morgon Côte du Py 1999

1999 est également un très beau millésime. A l’âge, ce Côte de Py ‘pinote’, c’est-à-dire qu’il prend des accents plus septentrionaux, une expression de pinot noir en Côte d’Or. Et pourtant c’est du gamay. La complexité est remarquable, avec de légères notes épicées rappelant le bois précieux. En bouche, la matière est encore présente, mais bien intégrée et fondue, donnant un esprit d’équilibre et de plénitude.

Preuve est que les crus du Beaujolais savent très bien vieillir, à l’image de leurs grands frères de Bourgogne.

Compte-rendu: David Rayer

 
 
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