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Ecole de Dégustation de vins
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Josmeyer (Alsace) avec Jean Meyer Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail


  Josmeyer

Présentée par Jean Meyer et Michel Bettane
 


Jeudi 3 juillet 2008


Le domaine Josmeyer a été créé par l’arrière grand père de Jean Meyer. Il était restaurateur et marchand de vins. Le nom de Meyer était très courant en Alsace, il avait décidé de nommer le domaine Josmeyer pour le différencier.
Le premier millésime de Jean Meyer est 1967. Pour lui, le propre du vin est de changer en fonction du vigneron et de son évolution. Le climat et le terroir entrent bien sûr également dans ces critères. Mais les évolutions suivent les connaissances, comme pour un artiste. Il ne regrette aucun millésime. Pourtant dans les années 1960 et 1970, le riesling avait beaucoup d’acidité et les degrés les plus élevés à la vendange étaient de 11,5. Les récoltes débutaient en général à la mi-octobre jusqu’à la Toussaint où le froid était bien présent. Aujourd’hui la maturité minimum sur tous les vins est de 12° en commençant les premières coupes entre le début et la mi septembre. Ainsi le caractère des vins change. Le cépage le plus difficile est le pinot gris, et non le riesling.
Pour Jean Meyer, la lourdeur n’a rien à faire dans un vin. Il recherche le côté digeste, léger et fin. Et il ajoute que ce n’est pas parce qu’un vin est riche qu’il est lourd.
Les millésimes les plus intéressants pour les vinifications sont les plus délicats. Ce ne sont pas les années décriées par la presse qui sont les moins longs à la garde. Les millésimes équilibrés sont les plus longs, dans l’esprit par exemple de l’année 1991 (alors que 1990 commence à montrer des signes de fatigue).

Le domaine de 28 hectares est converti à la biodynamie depuis 2000. Pour cela il faut naturellement plus de personnel, et c’est grâce à Christophe, le gendre de Jean Meyer, que cette conversion a été possible. Il a su motiver toute l’équipe. Si le raisin est plus goûteux, le vin le sera. Toute la vendange est travaillée en raisins entiers. Le pressoir est pneumatique, contrôlé par ordinateur. Les fermentations sont toujours longues.

Les vins de la dégustation :

Pinot Les Lutins 2007
Le pinot auxerrois, autrefois appelé pinot chardonnay, est planté sur des sols marno-calcaires. La maturité des raisins était de 13,5° et le sucre résiduel est de 7 g/l.
La robe est or fin. Le nez est floral, sur le fruit blanc et le poivre blanc. La bouche est épicée, avec un beau corps expressif et une finale tendre.

Pinot Auxerrois « H » vieilles vignes 2007
En raison du cépage le nom du grand cru ne peut pas être inscrit sur la bouteille, d’où le H pour Hengst. Les vignes ont une cinquantaine d’années et sont situées en plein cœur du cru.
La robe est plus dorée. Le nez est marqué par les épices douces, la chaire blanche de fruit et la mirabelle. Plus floral et fruit jaunes en bouche, il s’exprime de manière opulente et large.

Jean Meyer avoue s’être fait surpris et dépasser sur les degrés alcooliques de ces deux pinots auxerrois. Les vendanges ont débuté le 2 septembre pour le millésime 2007, et ces raisins ont été ramassés dans les dix premiers jours.

Riesling Les Pierrets 2004
Les vignes ont une moyenne d’âge de 40 ans et sont situées sur trois terroirs différents. Analytiquement les trois vins sont presque identiques. Le nom de la cuvée provient des pierres dans les sols, donnant une forme de minéralité transportée par le riesling.
Le nez de ce premier Pierrets est marqué par le floral, une touche de cire, d’abricot et de pierre à fusil. Le vin dispose d’une très belle tension, il devient plus large en milieu de bouche mais termine bien ciselé et précis. Cette bouteille est manifestement très bien équilibrée.

Riesling Les Pierrets 2003
Les vinifications se font normalement en vieux foudres en bois de 30 hl. Or pour le millésime 2003 Jean Meyer a préféré utilisé les cuves inox. Pour lui c’est une forme de riesling que nous retrouverons de plus en plus à l’avenir. Les raisins ne titraient que 8,5° début août. Tous les cépages étaient mûrs à la fin du mois, mais le riesling a subit un stress hydrique et la maturité ne dépassait pas 9°. Les feuilles ont rapidement jaunies mais ne tombaient pas. Une pluie est survenue dans les premiers jours de septembre. Les vendanges ont eu lieu 3 semaines plus tard. Le moût n’a bien sûr pas été acidifié, même si c’était autorisé.
Le vin est plus ouvert que le précédent, en se montrant bien expressif. Le côté solaire ressort légèrement. Il libère des notes de rose, de gingembre, de confit et des fruits exotiques. Une légère touche terpénique est perceptible et se développera avec le vieillissement. Le gras est notable et la finale a moins de longueur que le précédent.

Riesling Les Pierrets 2002
2002 est un millésime classique, rhénan par excellence. L’été était sec, sans pluie en août. Mais le ciel était régulièrement couvert.
Le nez est superbe, avec une touche très citronnée et des saveurs d’agrumes. A l’aération viennent des notes de fleur de lys et d’ananas. L’équilibre est remarquable avec une tension minérale en finale, un côté nerveux et salin.

Ces trois vins montrent une belle unité. Michel Bettane rappelle que les vins blancs vieillissent généralement mieux que les rouges, car ils n’ont pas de tannin et sont dotés de plus d’extrait sec.

Riesling Grand Cru Brand 2004
Le grand cru Brand est situé à Turckheim. Exposé Sud à Sud-Est, il repose sur un substrat de granite avec des terres sèches. Les vignes souffrent en année sèche.
Le vin joue sur un registre frais, de poire et d’épice (cumin) avec une pointe terpénique. L’acidité est droite et donne une véritable colonne vertébrale à la bouche.

Riesling Grand Cru Hengst 2004
Le grand cru Hengst est à l’inverse du Brand plutôt humide et sur des sols marno-calcaires.
Le nez est assez violent dans sa puissance aromatique. Il est dominé par le poivre blanc, le salin et le fruit blanc. Puissant, massif et épicé, la bouche est d’une grande longueur. Une légère amertume ressort toutefois et il y a moins de pureté (le terroir est très fort).

Riesling Grand Cru Hengst “L’Exception” 2006
Le travail était difficile en 2006. Les rendements ont été limités suite aux tris. Le degré potentiel à la vendange était de 16. Une belle pourriture noble était présente. Le vin titre 12,5° et a 36 g/l de sucre résiduel, mais n’est pas déclaré en Vendange Tardive (VT). Jean Meyer nous conseille également le Gewurztraminer VT 2006.
Le vin présente une grande finesse, sur des arômes de rose, de levure pâtissière, de pomelos et fruit de la passion. Le toucher de bouche est caressant, avec une note exotique fine. L’amertume ressort très légèrement et est accompagnée d’épices. La finale est d’une belle tenue avec un équilibre idéal et une belle pureté.

Pinot Gris “1854 – Fondation” foudre n° 17 2004
Cette cuvée est issue de vieilles vignes. Le degré alcoolique atteint est de 14,2 et le vin n’a que 2 g/l se sucre résiduel. L’élevage s’est fait en fût de 30 hl.
La robe est encore très claire, au reflet or brillant. Le nez développe des notes de fleurs blanches et d’ananas. Le vin est doté d’une grande tension, d’un beau gras et d’une légère austérité en finale. La densité est remarquable.

Pinot Gris Grand Cru Brand 2002
La robe de ce Brand est relativement prononcée. Il s’exprime sur un registre beurré, de pomme au four, avec une touche marine et de truffe blanche. La bouche est légèrement caramélisée, riche et longue sans vraiment perdre en équilibre.

Pinot Gris Grand Cru Hengst 2002
Les vignes de pinot gris sur ces terrasses ont une moyenne d’âge de 25 ans. Le Hengst a des reflets plus clairs et brillants que le Brand. Ce vin se démarque par sa pureté et sa note citronnée. La matière est importante, avec un grand corps aux arômes de mirabelle, mais il reste fin. Une légère amertume donne de la fraîcheur en finale.

Pinot Gris Grand Cru Brand – Vendange Tardive 2002
La Vendange Tardive n’avait pas été recherchée, mais par chance Jean Meyer a eu le réflexe de faire les démarches pour l’agrément. Il précise que le pinot gris sera le cépage le plus délicat à maîtriser dans le futur. Les degrés alcooliques peuvent en effet monter très rapidement. Sa peau est très fine et il est donc sujet aux attaques de pourritures.
Il est moins évolué que la version normale. Ce vin est doté d’une grande personnalité. Même si il est plus riche que le Brand classique, il se démarque par une grande élégance. Il reste d’une finesse subtile et sa longueur est impressionnante.

Gewurztraminer Les Folastries 2007
Les vignes de ce Gewurztraminer ont plus de 70 ans. Le rendement est compris entre 35 et 40 hl/ha. La vinification se fait en cuve inox et la mise en bouteille est précoce.
Le nez est légèrement grillé avec une dominante florale. Les épices sont plutôt prononcées en bouche. La densité, provenant de la concentration des vieilles vignes, est remarquable. Le gaz est présent et permet d’apporter de la fraîcheur. L’amertume est légère et ‘noble’.

Gewurztraminer Grand Cru Brand 2004
Les vignes ont été plantées avant la seconde guerre mondiale. Le granit donne toujours une verticalité à ce vin. Le degré naturel est proche de 15, et le sucre résiduel est de 13 g/l.
Le nez est très distingué, sans touche épicée. Il joue sur un registre de finesse avec sa pointe fumée, de gingembre, de rose hispahan et de menthol. Très cristallin, ce vin est d’une divine légèreté et se termine sur une note de mandarine.

Gewurztraminer Grand Cru Hengst 2002
Cette bouteille est plus riche, et possède 40 g/l de sucre résiduel. Sa couleur est d’un or soutenu. Les notes mûres de fruits jaunes et d’abricot dominent. La liqueur est fine et le vin se montre opulent et massif en milieu de bouche. Les sucres sont légèrement collants.

Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles 1995
Cette SGN est issue de tris courant novembre sur les crus du Hengst et du Herrenweg. Seuls les raisins botrytisés ont été utilisés. Le domaine ne contrôlait pas les températures à cette époque lors des vinifications.
Le confit du fruit est notable. On trouve au nez les arômes d’orange, de cannelle, de pain d’épices et de mine de crayon. L’oxydation, sur des notes de caramel, est présente et rend ce vin prêt à boire. La liqueur est riche et puissante.

Compte-rendu : David Rayer

 
 
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