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Ecole de Dégustation de vins
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Domaine Patrick Baudouin (Anjou et Coteaux du Layon) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Domaine Patrick Baudoin
Anjou, Côteaux du Layon

Présenté par Patrick Baudoin


 

Grains Nobles, lundi 17 Novembre 2008

 

INTRODUCTION :      

ANJOU

        Pays de l'équilibre symbolisé par l'emblématique "douceur angevine", synthèse de l'influence océanique et du climat tourangeau, l'Anjou est protégé des vents maritimes du sud-ouest par les hauteurs relativement importantes du Choletais et des Mauges. De 4 km au sud du layon à 4 km au nord de la Loire, le vignoble ne reçoit guère plus de 600 mm de pluie annuels. Cette relative sécheresse digne de bien des régions plus au sud se combine avec un vignoble bien ventilé et deux rivières qui, le matin, favorisent les brouillards nobles si précieux.
        Pays de transition aussi, où se rencontrent le Massif Armoricain et le Bassin Parisien, Anjou noir fait de schistes, de grès, de roches volcaniques     et Anjou blanc avec son tuffeau. Le vignoble en tire une palette de vins d'une remarquable originalité: l'Anjou proprement dit (noir) partage avec les terroirs plus à l'est les mêmes cépages, Chenin et Cabernet Franc, mais pas du tout les mêmes sols. Entre la Loire et le Layon, sur des pentes exposées au sud/sud-ouest, le Coteaux du Layon se trouve sur ces sols primaires, maigres, caillouteux, qui se réchauffent facilement.


LE DOMAINE

         Patrick Baudoin est vigneron depuis une vingtaine d'années. Une vocation parisienne de libraire à Belleville s'est transformée en vocation, au pays, de vigneron dans le Layon, sur les 2 ha de son grand-père. Un vignoble à l'origine entièrement dévolu aux moelleux ou liquoreux … avec des vins chaptalisés qui n'avait pas vu de trie depuis des décennies.  La qualité des premiers millésimes aidant, la pente est vite remontée. Une diversification adéquate, dans la ligne des anciennes traditions régionales, permet d'exiger la rigueur indispensable pour la réussite des grands liquoreux.  Avec l'arrivée de Patrick Baudoin, et l'arrivée des idées "écolo", l'approche du vin a changé du tout au tout. Les premiers progrès ont été du côté de la vinification en abandonnant l'apport de sucre. A partir de 1997 la propriété reprend le travail du sol, puis le traitement de la vigne, supprimant progressivement désherbants et molécules de synthèse. Le domaine est certifié bio depuis 2005.
            La propriété fait aujourd'hui 13 ha à Chaudefonds, Saint-Aubin et Rochefort (Quarts-de-chaumes) plus récemment à Savennières, pour les blancs, à Ardenay pour les rouges ... et une toute petite parcelle à Saint-Germain-des-Prés !



LES VINS


Anjou Rouge

Encépagement: Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon. Toutes les proportions de l'un ou l'autre des cépages sont autorisées. Le rouge, venant de Saumur et de Touraine, a été introduit assez tard en Anjou, pour compenser les irrégularités des Chenins liquoreux. Les sols, très filtrants (schistes fissurés qui contrairement au calcaire ne restituent pas l'eau en période de sécheresse), avec un stress hydrique très important, mettent les Cabernets à rude épreuve.

L'appellation "Anjou Villages" délimite des terroirs plus exigeants; les rendements sont plus bas et l'élevage plus long. Une seule aire géographique mentionne le nom du "village": Anjou Brissac.


Anjou Villages 2002       

100% Cabernet Franc (planté en 1990); un an en cuve, sans barrique, non filtré.

Belle robe rubis, assez claire, qui tire sur le brun. Nez: sous-bois, framboise, d'intensité moyenne. En bouche, finesse, fraîcheur, équilibre. Les tanins sont fondus, mais encore bien présents, avec de très évidentes notes d'évolution.  A son optimum ?


Anjou Rouge 2005        

55% Cabernet Franc, 45% Cabernet Sauvignon (planté en 1975-1976)
Année très riche: 14°5 ! A mis deux ans pour finir ses sucres; la fermentation malolactique était terminée bien avant. Cette particularité ne lui a pas permis d'être "village".

La robe violet sombre laisse présager beaucoup de matière. Nez ample, de fruits noirs: grosse maturité. La finesse et la fraîcheur en bouche étonnent vu les premières impressions. Les tanins sont enrobés, fins mais bien présents; légère amertume en finale. Le vin a encore besoin de se fondre; l'aération l'assouplit notablement. Beaucoup de personnalité, magnifique, hors du commun.


Anjou Villages 2003       

Vendangé très tôt, gros stress hydrique. 13,5°

Rubis sombre.  Nez de Cabernet Franc, on devine des tanins très présents notes confites; surmûr certainement, mais pas chaud. Finesse et fraîcheur impressionnantes pour le millésime. Meublé par les tanins en milieu de bouche; tanins aussi en finale (peut être un peu secs ?) sans agressivité aucune. Imposant, avec une belle colonne vertébrale, et une belle finale.


Anjou Villages 1996       

Cabernet Sauvignon et Cabernet Franc; un des premiers élevages en barriques (pas neuves)

Belle couleur étonnamment violacée, assez sombre. Nez complexe, violent: poivre, gibier, avec un fond qui rappelle le poivron, mais aussi la cire: quelles oppositions! Très mûr, bien plus que le 2003. Toujours cette fraîcheur à l'attaque, avec un milieu de bouche dense, tirant sur la vanille et la cire. Les tanins le soutiennent, dominent sans agressivité. Le tout avec une élégance certaine. Une forte personnalité qui ne peut laisser indifférent.




Beaucoup de personnalité dans tous ces rouges, aux facettes multiples.


Anjou Blanc

La fermentation malolactique a été entièrement complétée pour tous les vins. Elevage en barriques de 3-4 ans.


Effusion 2001

Issu de deux parcelles en coteau, plantées en 1992, de Chenin, l'une de grès sur terrain éruptif, l'autre en pied de volcan, sur sédiments carbonifères. Les clones étaient peu adaptés à la botrytisation; ce millésime représente la première mutation du Domaine vers la vinification en vin sec (2 g de sucre résiduel). La fermentation alcoolique s'est faite naturellement, finie au printemps en même temps que la malolactique. 13°.

Robe vieil or, brillante. Nez ample, une réelle douceur, fruit confit, avec un passerillage évident. Attaque ronde et douce; un vin plein, avec un bon équilibre. Notes de bonbon acidulé. Très belle longueur.


Vieilles Vignes 2004

Mêmes terroirs. Vigne de 50 ans; rendements de 25 hl/ha.

Bel or. Nez fumé, floral (gentiane ?). Bonne fraîcheur à l'attaque; la trame acide meuble le milieu de bouche, très long. Fruits, cire, intéressante complexité.


Le Cornillard 2005 

Vigne de 40 à 60 ans; sur schiste, pente oriente sud. De 4 à 5 g de sucre résiduel.

Robe or. Nez: pomme, angélique, amande, confit; très mûr. Un vin avec une certaine légèreté à l'attaque. Belle fraîcheur, plein en milieu de bouche, long. Très belle tenue, à attendre.


Glanées 2006 (demi-sec)      

Issus des raisins non mûrs, laissés sur pied, et ramassés parcelle par parcelle à la fin des vendanges. 14° et 25 g de sucre.

Or brillant virant sur l'orange. Nez discret, fruits confits après aération. Très bon équilibre acidité-sucre-alcool en bouche. Légère amertume qui relève la finale, longue, sur le fruit.






Coteaux du Layon

Anciennement "Côtes du Layon", sec, demi-sec ou liquoreux. Séparation à partir des années 50.

L'action du botrytis ne suffit pas à assécher les baies, mais ayant percé les baies, ce botrytis favorise le passerillage. Les grains botrytisés sont plus concentrés en début de vendange (Crème de Tête): raisins frais, avec une bonne acidité, soleil.  Contrairement à une idée répandue, pour les grains récoltés en fin de vendange (Queue de Vendange), la concentration est moins effective. Une certaine Ecole préconise aussi de volontairement mettre des raisins non concentrés lors de la trie, pour préserver l'acidité. Ce n'est pas la philosophie du domaine.



Les Bruandières 2005

11° et 90 g de sucre résiduel. Grès, schistes. Queue de vendange.

Jaune orangé. Nez intense de miel, de raisins passerillés. Après aération, aussi poire, épices. Monstre d'équilibre. Longueur extrême, très grande finesse sublimée par l'acidité.

Sélection de Grains Nobles 1999

140 g de sucre résiduel.

Orangé, tire sur le brun. Liquide "huileux" d'une grande densité. Nez ample, puissant. Caramel, notes méditerranéennes, figue. Fraîcheur et moelleux en bouche. Gingembre, raisin de Corinthe. Puissant, long avec une belle finesse due à sa fraîcheur.


Maria Juby 2002

8° et 240 g de sucre résiduel; un an de fermentation.

Vieil or, orangé, bun. Nez très fin; pâte de fruit. Sublime moelleux en bouche, transcendé par les arômes d'oxydation. Le vin de tous les extrêmes, d'une grande pureté. L'égal des grands Tokaj ?


Après Minuit 1997

7° et 350 g de sucre résiduel.

Vieil or rosé avec des reflets bruns. Nez d'une rare puissance: rose, letchi mais aussi confit, raisin sec. Douceur, soyeux en bouche agrémentés par juste ce qu'il faut d'acidité. Finale épicés, de miel d'abricot, de poire. Nectar sublime.

Une symphonie de liquoreux poussés dans leurs ultimes retranchements.

Compte-rendu: Richard Schaeffer



 
 
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