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Maison Tardieu-Laurent (Rhône) - Millésime 2007 PDF Print E-mail

La maison Tardieu-Laurent (Rhône) : le millésime 2007

présenté par Michel Tardieu

en présence de Bernard Burtschy




Grains Nobles le jeudi 11 décembre 2008


Michel Tardieu présente le millésime 2007 comme étant une grande réussite pour le Sud de la Vallée du Rhône, et Châteauneuf-du-Pape en particulier. Les vins raviront très précocement les dégustateurs car ils présentent beaucoup de fruit. La partie Nord a été plus pluvieuse et donc humide. La grêle a touché les vignobles de Condrieu et Côte-Rôtie et a engendré une diminution de moitié de la récolte. Les raisins étaient moins sains et le tri a été obligatoire. 2007 ne sera probablement pas supérieur à 2006, qui a engendré des vins droits, minéraux et aux tannins suffisants mais pas imposants. 2007 reste toutefois homogène et présente de très belles cuvées.
Les vins rouges de la dégustation sont des échantillons pris sur fût.

Les vins de la dégustation :

Vins blancs

Côtes du Rhône Guy-Louis
La cuvée Guy Louis en blanc provient majoritairement de marsanne (70%), complétée de roussanne et de vieux grenache (pour ‘envelopper’ et ajouter de la complexité). Les raisins proviennent plutôt de la partie Nord du Rhône. La marsanne et la roussanne sont issues de vignes entre 50 et 70 ans sur des terrains granitiques, et le grenache provient de sol d’argile bleue de Rasteau. Tous les vins blancs sont fermentés en fût. Celui-ci a été logé dans une proportion égale de fût neuf, d’un et de deux vins. La production est de 6.000 bouteilles. Le vin titre naturellement 13°.
La robe présente une couleur or fin avec des reflets argentés. Le premier nez, légèrement marqué par le bois, rappelle une expression plutôt bourguignonne avec une fine réduction. Puis le vin libère des arômes de mellifère, de miel d’acacia et de chèvrefeuille. Il reste élégant, fin et floral avec une bouche nette et franche. C’est un vin de plaisir doté d’une belle complexité.
 
Châteauneuf du pape VV
Le Châteauneuf-du-Pape Vieilles Vignes est un assemblage de 50% de grenache et 50% de roussanne issus de trois terroirs : la Crau, les Serres et le Belvédère. Petite particularité des vignes de grenache : elles ont 80 ans et sont situées en haut de la Crau, à côté du célèbre Château Rayas. La mise en bouteille s’est faite entre juin et juillet (comme la cuvée Guy Louis) et le vin n’a pas fait sa malolactique.
Fermé au premier nez, le vin ne libère sa palette aromatique qu’après quelques minutes d’aération : abricot, pêche, foin, herbe séchée et houblon. Dès l’entrée de bouche il montre sa richesse, avec une note de pâte d’amande renforçant le côté gras. L’acidité est plutôt basse et la finale montre une touche épicée. Michel Tardieu ajoute que cette bouteille mérite d’être gardée quelques années en cave. Il classe dans son ordre de préférence : 2006, 2007 et 2005.


Vins rouges

Côtes du Rhône Guy-Louis
Les très vieux grenaches viennent de Rasteau (vigne en biologique) et Travaillan (vigne en biodynamie). Ils sont élevés dans des fûts d’un ou deux vins. La syrah est issue de la plus haute parcelle de Cairanne (300 mètres d’altitude) et ne voit que du fût neuf. Depuis le millésime 2003 ce sont quasiment les mêmes producteurs qui fournissent les jus, sur les mêmes terroirs, ce qui permet de voir l’évolution et l’impact des millésimes. Cette cuvée représente 12.000 bouteilles. La mise en bouteille est prévue avant l’été.
Le nez présente un fruit charmeur, avec des accents de pâte de coing et de fruits rouges confits. Il se développe ensuite vers la mûre et la figue. Il rappelle une expression très fine de grand Porto vintage. Le volume en bouche est superbe, avec des tannins mûrs et une très légère amertume en finale. Cette belle bouteille est un rapport qualité/prix absolument remarquable! Elle a été unanimement appréciée.

Rasteau VV
Le souci de Rasteau est de ne pas ‘tomber’ dans la surconcentration. La majeure partie de l’assemblage est constituée de très vieux grenache planté dans les années 1920, complété de syrah de 45 ans.
La maturité se ressent effectivement avec une palette aromatique allant plus vers le fruit noir, la myrtille et le cassis. Le vin a moins de densité que la cuvée Guy Louis et joue sur un registre de finesse, avec un beau toucher de bouche grâce à des tannins soyeux.

Vacqueyras VV
Le Vacqueyras est issu de raisins en partie non éraflés. Malgré les degrés alcooliques équivalents, la fraîcheur est toujours plus présente grâce à cette technique de vinification. Les vignerons de ce village ont une manière de travailler à l’ancienne, c'est-à-dire qu’ils opèrent des cuvaisons longues, ce qui donne des vins terriens aux tannins puissants.
Le vin dévoile des accents de fruit noir, de pruneau et de réglisse. L’entrée en bouche montre encore un gaz assez présent, des tannins rustiques avec une note de cuir et de terre. L’amertume ressort en finale.

Gigondas VV
Les vignes de Gigondas ont souffert pendant le gel de 1956, et quasiment la totalité a du être replantées. Michel Tardieu obtient toutefois ses jus de grenache de vignes de 60 ans, qui entrent à 75% dans la composition de ce vin. De plus trois quarts des raisins ne sont pas éraflés. La parcelle des Dentelles apporte la finesse et les Garrigues l’opulence.
Le nez présente beaucoup de charme grâce à des notes de bourgeon de cassis, de myrtille, de cerise burlat et de fruit rouge. La bouche présente un grand volume tout en restant très fraîche. L’équilibre est remarquable et la longueur appréciable.

Châteauneuf du pape Cuvée Spéciale
Châteauneuf du pape VV
Goûter ces deux vins côte à côte est un véritable plaisir chaque année et une grande leçon.
La Cuvée Spéciale est un Châteauneuf-du-Pape à l’ancienne. Les raisins proviennent uniquement de grenache du terroir de la Crau (sable et caillou) et ne sont pas éraflés. Le vin séjourne dans des fûts anciens et n’a pour l’instant pas été soutiré.
La cuvée Vieilles Vignes est un Châteauneuf-du-Pape de l’école ‘moderne’. 80% des raisins sont éraflés. Ils sont issus majoritairement de grenache de la Crau, âgés de 70 ans. L’assemblage comprend 5% de syrah et 5% de mourvèdre. L’élevage se fait en fût neuf et fût d’un vin.
Le premier montre une robe légèrement mate et plutôt claire. Une fermentation tardive sans soutirage marque encore le nez, mais n’empêche pas de voir sa superbe gamme aromatique faite de kirsch, de fruit rouge, de floral et d’une touche de moka. La classe des tannins est impressionnante, et le vin est d’une subtile finesse et d’un grand soyeux. La longueur est éblouissante.
Le ‘Vieilles Vignes’ dévoile une robe rubis, brillante. Le nez libère des notes de menthe, de poivre, de garrigue et de grenadine. Les tannins sont plus marqués et confèrent de la puissance et du volume au milieu de bouche.

Saint-Joseph VV "Les Roches"
Nous passons désormais dans le Rhône Nord avec un unique cépage, la syrah. Le Saint Joseph a été assemblé il y a deux semaines. Les raisins proviennent majoritairement de la commune de Chavanay, qui tutoie les parcelles de Côte-Rôtie. Ils sont issus de serine, nom du cépage originel planté à Ampuis.
Le nez montre de manière frappante le changement de région. Il développe des notes fumées, de lard, de réglisse, d’olive et de violette. Le gaz est encore important et ajoute à la fraîcheur habituelle de ce cru. La densité est moyenne, surtout après les vins de Châteauneuf-du-Pape, mais la finesse est splendide. Le toucher de bouche est unique, avec un côté minéral et des tannins fins aux accents de cachou. C’est un vin doté d’une grande personnalité, avec un splendide rapport qualité/prix.

Cornas Coteaux
L’élevage en fût neuf marque encore le nez de ce Cornas. Le fruité est caché et ne livre que des arômes de mûre. Il se trouve plutôt en bouche, avec un beau volume, du ‘jus’ et des tannins fins. Michel Tardieu ajoute ‘Cornas ne fait jamais de grands vins mais toujours de bons vins’.

Côte-Rotie
Quatre lieux dits entre dans l’assemblage de ce vin : Landonne, Chavaroche, Vaillière et Moulin. Les raisins ne sont pas égrappés. Les jus sont élevés en barriques neuves.
La cuvée de Côte-Rôtie développe une belle complexité avec des notes de mine de crayon, de lard et de poivron. Il maintient une belle fraîcheur en bouche, tout en étant long et élégant.

Hermitage
L’élevage se fait également en fûts neufs, mais les raisins sont préalablement presque entièrement égrappés.
L’Hermitage est plus solaire que la Côte-Rôtie et montre sa richesse dès le premier nez : réglisse, fruit noir, kirsch et liqueur. La matière est impressionnante et laisse ressortir des tannins mûrs mais bien présents. Il faudra patienter quelques années pour que cette puissance se fonde dans le vin.

C-R : David Rayer




 
 
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