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Château Cheval Blanc (Saint-Emilion) avec Pierre Lurton Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Château Cheval Blanc
Saint-Emilion

Avec Pierre Lurton



Mercredi 26 novembre 2008
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Lors de sa dernière visite à Grains Nobles, Pierre Lurton avait présenté quelques mythiques flacons d’Yquem. Il revient cette année nous faire goûter plusieurs millésimes de l’autre fleuron bordelais qu’il préside, le légendaire Château Cheval Blanc – une dégustation verticale de 6 millésimes du grand vin, fort judicieusement précédés de deux millésimes du second vin, le Petit Cheval, et de deux millésimes de Cheval des Andes, le vin argentin issu de la Joint Venture avec Terrazas de los Andes.
Situé à l’extrémité Ouest de Saint-Emilion, le terroir unique de Cheval Blanc (Premier Grand Cru Classé A) jouxte l’appellation Pomerol. Les 40 hectares du domaine reposent sur un socle parfois sableux, parfois à dominante argileuse comme à Pomerol. Mais la grande spécificité de Cheval, qui lui confère sa personnalité et sa fraicheur, c’est l’épaisse couche de graves qui recouvre la majorité de son terroir, et qui en fait le plus médocain des domaines de la rive droite. Le cépage majoritaire est le Cabernet Franc (60%), mieux adapté aux graves ; il est complété par du merlot à hauteur de 40%. Pierre Lurton, qui dirige la vinification au domaine depuis 18 millésimes, en connait parfaitement toutes les nuances et continue à apporter de subtiles modifications au vin – il annonce en particulier un 2008 plus ‘sexy’, selon ses propres termes. Rappelons que le domaine appartient désormais à Bernard Arnault et Albert Frère.
Le second vin du domaine, le Petit Cheval, produit depuis 1988, est issu de 30% environ de la récolte.
Enfin, Cheval des Andes, coproduit avec l’œnologue Roberto de la Mota, est un vin issu à 100% de l’Estate de 50 ha cofondé en partenariat avec Terrazas. Pierre Lurton souhaite le faire évoluer vers une version sudiste de Cheval Blanc, un vin d’équilibre et de fraicheur.

Les vins de la dégustation :

Cheval des Andes 2002
Composé à 60% de malbec, vinifié en cuve puis élevé 14 mois en barrique, ce vin est l’un des tout premiers millésimes produits à Cheval des Andes. Dominé par le Malbec au nez, il montre en bouche une belle structure tannique, arrondie par la maturité du Cabernet Sauvignon. Le style est résolument Rive Droite tout en respectant le terroir local. Les tannins ne sont jamais secs, bien que 2002 soit une année extrêmement sèche en Argentine. Belle finale, malgré une pointe d’astringence et d’alcool. Un vin d’un domaine qui cherche encore un peu ses marques, mais la direction choisie est prometteuse.
15+/20

Cheval des Andes 2004
Servi en Magnum.
La matière est plus importante, le jus est plus mûr, la bouche plus puissante, le style plus proche du Nouveau Monde. Le Malbec y est plus largement majoritaire. Si on aime ce style, et c’est le cas de nombreux dégustateurs dans la salle ce soir-la, c’est incontestablement une réussite, avec un caractère plus affirmé que celui du 2002. On notera toutefois à nouveau une légère astringence finale.
15/20

Petit Cheval 2005
Retour sur les terres de Saint-Emilion avec ce Petit Cheval issu du légendaire millésime 2005. Le nez est assez fermé, dominé par le Merlot, le Cabernet Franc se faisant extrêmement discret à ce stade. Le vin est assez déroutant, très fin mais pas vraiment puissant. Sans doute dans une phase peu flatteuse, il faudra l’attendre quelques années.
15/20

Petit Cheval 2001
Magnifique de profondeur, le nez révèle la belle maturité du Cabernet Franc. La bouche est gourmande, ronde et évoluée, avec notamment des notes de zan et de cuir. Même si l’élevage, remarquable, l’a policé (surtout par rapport au 2005), on ne peut s’empêcher d’admirer la finesse et la précision des tannins. Il sera intéressant de le comparer au grand vin du même millésime.
Un coup de cœur !
17/20
 
Cheval Blanc 2006
Mariant à parts égales le merlot et le cabernet franc, le vin est de facture classique, très velouté et montrant une belle maturité. Il manque naturellement de complexité à ce stade d’évolution, mais il se tient déjà remarquablement bien, avec un beau fruit et une jolie et fine trame tannique, bien soulignée par le cabernet. Une longueur magnifique fait oublier la petite pointe d’alcool en finale. Un vin promis à un bel avenir !
17+/20

Cheval Blanc 2005
Le nez est malheureusement refermé à ce stade, comme sur le Petit Cheval, mais la bouche est admirable – belle fraicheur, jus très dense. A attendre plusieurs années avant tout jugement définitif, mais déjà très noble, sans être réellement transcendant sur ce millésime d’anthologie. Demande beaucoup d’aération.
17/20
 
Cheval Blanc 2001
Une proportion exceptionnellement élevée de Merlot (65%) sur ce millésime, qui parait un peu chaud en bouche, mais apporte au vin une sève et une gourmandise supérieure aux millésimes précédents. Pas le plus typique des Cheval Blanc, mais un vin très agréable à boire.
17+/20

Cheval Blanc 1998
La bouteille d’anthologie de la soirée – d’une fraicheur, d’une amplitude et d’une longueur sans égales. Typée cabernet (présent a 55%), la complexité aromatique est très supérieure à celle des bouteilles précédentes. Sans aucun doute de très grande garde, ce vin est en début de carrière et nécessite une longue aération avant de livrer ses somptueux aromes de réglisse et de fruits rouges. Bravo !
19/20

Cheval Blanc 1995
Millésime chaud et précoce, 1995 a produit un Cheval Blanc mentholé, dominé par le Cabernet. On se croirait presque sur un jeune Pauillac ! A nouveau, un vin jeune, dont le cabernet commence seulement à trouver ses marques. La bouche est soyeuse, même si elle manque de puissance après le monstrueux 1998. Et quel équilibre dans l’élégance ! Finale magnifique, déjà bien en place. Un vin presque prêt à boire.
17/20

Cheval Blanc 1989
Le seul vin réellement à maturité de la soirée, mais quelle maturité ! Une fois dissipé le premier nez sur le poivron (le stress hydrique sur le cabernet franc est la signature du millésime), c’est ensuite le merlot qui prend le dessus. Les notes de sous-bois, de cuir et de tabac sont magnifiques. La bouche manque un peu de tension, mais ni de classe ni de charme. La finale est racée, avec des notes de cuir, de poivron, de prune et surtout d’épices douces. Dernier millésime vinifié par Jacques Hébrard, le 1989 est a son apogée – et devrait y rester quelque temps !
18/20

Un immense merci à Pierre Lurton de nous avoir fait l’amitié de partager ces flacons avec lui, qui revenait tout juste d’un séjour à Hong-Kong et devait préparer un Conseil d’Administration prévu le lendemain à Cheval Blanc. Les deux bouteilles de la soirée furent le 98 et le 89, mais les heureux propriétaires de millésimes plus récents peuvent dormir tranquilles ! A noter la très bonne tenue du Petit Cheval, notamment du 2001, qui met le style du Domaine a portée du portefeuille des amateurs.

C.R. : Vincent Morin




 
 
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